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	<title>Leaule &#187; Shaw Brothers</title>
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		<title>The Sword of Swords</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jul 2009 20:19:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maetel</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>The Sword of Swords</em> représente la quintessence du film d’arts martiaux de la Shaw Brothers. Les thèmes canoniques y sont exacerbés avec fougue afin de façonner une œuvre violente et furieuse. <em>The Sword of Swords</em> narre l’histoire d’un puissant sabre élaboré et forgé pendant dix pénibles années sous la dynastie Sung. Cette arme redoutable, qui permit à son premier possesseur maintes victoires, devint une légende lorsqu’elle disparut mystérieusement. Cet objet, suscitant la convoitise et le désir d’êtres aux ambitions multiples, réapparut sous la dynastie Ming. Il fut conservé par un intègre maître en arts martiaux, Mui Lingchuen, qui devait garder le formidable sabre hors de portée des barbares. Désireux d’envahir la Chine, ils apprirent l’existence de cette arme terrifiante et voulurent s’en servir afin de foudroyer le peuple chinois et de conquérir l’Empire. Se promenant en compagnie des siens, le maître vieillissant se voit pris dans une embuscade de traîtres chinois sous les ordres barbares. La famille de Mui Lingchuen, prestement prise en otage, est menacée de se faire assassiner s’il ne remet pas diligemment le sabre aux ennemis. Tiraillé entre son devoir de conserver l’épée et sa volonté d’épargner les êtres aimés, le maître est finalement sauvé par un providentiel inconnu qui exécute les vils adversaires. Mui Lingchuen, confiant, permet à ce tutélaire guerrier d’intégrer son clan et de devenir l’un des potentiels héritiers du sabre lorsqu’il ne sera plus. Le bienveillant étranger n’était autre qu’un félon, dénommé Fang Shishiung, cherchant sournoisement à subtiliser l’arme. Celui-ci s’est vendu aux barbares afin d’obtenir un appui, mais ne cherche, en réalité, qu’à assouvir son désir de puissance&nbsp;; persuadé, grâce à l’excellence de ses arts martiaux, d’être l’unique prétendant digne de recevoir le sabre, son abject stratagème visait à s’immiscer traîtreusement dans le clan pour en devenir le digne successeur. Mais ses ambitions sont contrariées par Lin Jenshiau, un jeune homme humble et discret qui s’avère être le favori du vieux maître. Fang Shishiung, méprisant, cherche sans cesse à le tourmenter, à l’humilier et à l’accuser devant Mui Lingchuen de façon à ce qu’il lui paraisse moins irréprochable et à ce qu’il n’hérite plus, finalement, de l’objet désiré. Mais Lin Jenshiau est un être vertueux, et le seul disciple à ne pas soupirer auprès du sabre. Il se plie donc avec soumission aux injustices qu’il subit et refuse de participer à la joute qui décidera de l’héritier légitime du sabre. Lin Jenshiau est le fils d’un simple chasseur&nbsp;; lorsque le maître sauva son père, Lin Jenshiau reconnaissant se fit son disciple, mais il n’est point intéressé par le pouvoir ni par le sabre. Il se retrouve pourtant forcé de combattre mais feint de perdre face à son redoutable adversaire, Fang Shishiung. Le vénérable maître n’est pas dupe, mais confie tout de même le sabre au prétendu vainqueur, qui révèle prestement ses véritables prétentions en entreprenant de le tuer. Le sagace maître s’était cependant méfié et avait seulement confié une copie du sabre à Fang Shishiung. Il ordonne fermement à Lin Jenshiau de tuer le félon, mais le jeune homme ne parvient pas à l’occire, dans sa grande bonté, et le laisse s’échapper. Mourant, le vieillard lui confie le sabre et l’invite à la plus grande méfiance vis-à-vis de Fang Shishiung qui cherchera perpétuellement à récupérer le sabre et qui n’hésitera pas à user de la plus grande violence pour parvenir à l’obtenir. De fait, Fang Shishiung massacrera les siens, enlèvera son épouse et le mutilera pour parvenir à ses fins.</p>
<p><a href="http://leaule.com/medias/TheSwordofSwords2.png" title="Site externe : http://leaule.com/medias/TheSwordofSwords2.png" target="_blank"><img src="http://leaule.com/medias/TheSwordofSwords2-500x281.png" alt="" title="Lin Jenshiau (Jimmy Wang Yu)" width="500" height="281" class="aligncenter size-medium wp-image-4801" /></a></p>
<p>Lin Jenshiau est un intéressant personnage&nbsp;; il représente l’homme qui se trouve perpétuellement rattrapé par un destin qui le dépasse et qu’il n’a jamais voulu. Modeste et discret, Lin Jenshiau est le seul à ne pas désirer le sabre et à espérer une vie simple, loin des intrigues et des cruautés d’une vie versée dans les arts martiaux. Les circonstances font qu’il hérite, hélas, d’une funeste responsabilité, d’autant plus tragique qu’il commet plusieurs erreurs&nbsp;; la vertu et la candeur de Lin Jenshiau sont en contradiction avec la férocité des Hommes. Si Lin Jenshiau a été choisi pour détenir le sabre, c’est bien à cause de sa bonté intrinsèque dans un milieu où toutes les forfaitures sont permises. <em>The Sword of Swords</em> dresse un portrait réprobateur du monde des arts martiaux, où chacun est prêt à tromper et tuer afin de servir des desseins égoïstes de pouvoir et de prestige. Lin Jenshiau, le seul être doté d’un cœur intègre, pouvait-il refuser une tâche que lui seul était dans la capacité d’accomplir&nbsp;? Il semble que bien qu’il tente désespérément de décliner cette responsabilité, il soit assujetti à la volonté de son maître et à la fatalité d’un <em>fatum</em> impérieux. Sa faute réside dans son inexpérience&nbsp;; la connaissance et l’ataraxie ne se feront qu’au prix d’intenses souffrances et d’une profonde solitude. Le film insiste sur les conséquences d’une destinée irrépressible. Lin Jenshiau est confronté à un intense isolement&nbsp;; son maître meurt et ne peut plus le conseiller, son père ne comprend guère pourquoi il refuse de sauver sa femme, toutes les figures paternelles sont impuissantes face au destin de Lin Jenshiau. C’est d’ailleurs à cause de l’aveu de son ambassade, extorqué par son père après des insultes, des supplications et des marques de douleur, qu’un membre de sa famille devenu espion sera instruit de sa mission et en informera Fang Shishiung qui tentera de le piéger. La défiance et l’indiscrétion des siens renforceront les affres du chemin de croix de Lin Jenshiau. Tout un pan du film retrace donc les conséquences de son erreur première&nbsp;; celle d’avoir épargné le félon. Les siens seront décimés de façon sanglante, son épouse sera enlevée et torturée, la discorde et la perfidie souilleront sa famille. Lin Jenshiau sera tiraillé entre son devoir de confier le sabre à un général de l’Empereur afin qu’il soit à l’abri des convoitises barbares et sa volonté de sauver sa femme et de venger sa famille. Lin Jenshiau se trouvera dans la même position que Mui Lingchuen au commencement du film, mais Mui Lingchuen est un être mûr et réfléchi qui, même s’il aime son épouse et sa fille, sait que son devoir doit impérativement passer devant la survie des siens. Mui Lingchuen mort, il ne pourra faire part de sa sagesse à Lin Jenshiau, qui ne saura choisir entre sauver sa famille et sauver l’Empire. Quand chacun considérera en premier ses intérêts individuels, Lin Jenshiau fera pourtant preuve d’un renoncement inflexible dans l’accomplissement de sa tâche. Il sera d&#8217;ailleurs le seul guerrier à ne jamais utiliser le fameux sabre lors des combats, contrairement à Fang Shishiung qui le brandit sans aucune pitié. Mais ce cœur profondément humain ne pourra résister au déchirement d’avoir dû sacrifier son bonheur. La bonté de Lin Jenshiau est incarnée par son enfant, qui est l’unique survivant du carnage. Lorsqu’il affrontera en duel son ancien ennemi, il sera inquiété par les cris du nourrisson, permettant au barbare de récupérer l’épée. C’est bien sa douceur qui le perd une seconde fois. Cette scène de combat, magnifiquement mise en scène dans un décor de cabane en ruine au sein d’une forêt, sous une neige abondante, clôt la première partie du film, celle du supplice et de la damnation. Lin Jenshiau, après avoir subi le déchirement spirituel de la perte dramatique des siens, est mutilé dans sa chair même, empalé à un tronc d’arbre, les yeux crevés par les traits habiles de Fang Shishiung.</p>
<p><a href="http://leaule.com/medias/TheSwordofSwords3.png" title="Site externe : http://leaule.com/medias/TheSwordofSwords3.png" target="_blank"><img src="http://leaule.com/medias/TheSwordofSwords3-500x281.png" alt="" title="Fang Shishiung le félon (Tien Feng)" width="500" height="281" class="aligncenter size-medium wp-image-4802" /></a></p>
<p>Laissé pour mort, Lin Jenshiau n’est plus qu’une épave infirme. Les pleurs de son enfant parviennent à le ranimer et il rampe jusqu’à lui afin de le réchauffer. Il sera recueilli par une veille dame qui se gardera bien de le dénoncer aux barbares qui ont retrouvé, au lieu de son corps moribond, des traces de sang dans la neige et qui sont partis à sa recherche afin de terminer leur tâche. Lin Jenshiau passe sa convalescence à tisser des souliers en fibre et à tenter, fort maladroitement, de prendre soin de son enfançon pendant les absences de la généreuse dame chez qui il fut recueilli. Le faible aveugle se lamente sur son infirmité, jusqu’au jour où, lors d’une distraction avec les enfants du village, il réalise que la perte de sa vue peut être compensée par l’acuité auditive. Lin Jenshiau commence alors un entrainement particulier basé sur l’affinement de l’ouïe. Il élabore ses techniques d’attaque avec deux poignards et les deux pointes qui l’aveuglèrent jadis jusqu’à être paré pour la joute finale, afin de venger les siens et de reconquérir le sabre. Lin Jenshiau est une personnalité complexe, qui oscille entre la conscience de sa diminution physique et le sentiment que celle-ci est pleinement surmontable. Jimmy Wang Yu connaît ces rôles de mutilés, si chers au cinéma asiatique, puisqu’il excellait dans les deux premiers opus de la trilogie du sabreur manchot. <em>The Sword of Swords</em> se situe d’ailleurs chronologiquement entre <em>Un seul bras les tua tous</em> et <em>Le Bras de la vengeance</em>. Jimmy Wang Yu reprendra son rôle de guerrier infirme dans <em>Zatoichi contre le sabreur manchot</em>, où il rencontrera le masseur et bretteur aveugle, incarné par Shintarô Katsu. Jimmy Wang Yu interprète donc admirablement le combattant mutilé&nbsp;; il est expressif, éloquent et émouvant. Le rôle du sabreur aveugle possède une symbolique profonde&nbsp;; l’aveuglement représente l’erreur du héros qui a entrainé sa chute et forme de façon physique l’amputation humiliante de sa dignité. Le protagoniste estropié passe toujours par une période de lamentation avant de se ressaisir et de finalement vaincre l’inexpugnable ennemi. Ayant acquis la sagesse et la connaissance nécessaire à sa tâche, Lin Jenshiau se montrera enfin digne de détenir le sabre et de mener à bien son œuvre. <em>The Sword of Swords</em> est le tragique combat d’un homme honnête dans un monde avili.</p>
<p><a href="http://leaule.com/medias/TheSwordofSwords1.png" title="Site externe : http://leaule.com/medias/TheSwordofSwords1.png" target="_blank"><img src="http://leaule.com/medias/TheSwordofSwords1-500x281.png" alt="" title="Fang Shishiung (Tien Feng) contre Lin Jenshiau (Jimmy Wang Yu)" width="500" height="281" class="aligncenter size-medium wp-image-4800" /></a></p>
<p>Ce film, à la constitution fort classique, n’ennuie pas un seul instant&nbsp;; les scènes sont élaborées avec un grand talent esthétique, les deux séquences de duel prouvent cette recherche de l’élégance symbolique. Le premier duel s’achève avec un décor hivernal et enneigé, le second, sous une pluie torrentielle dans un décor luxuriant, représentant les deux phases étapes du héros, de la mortification à la purification. La cruauté est excellemment représentée, avec, notamment, Fang Shishiung qui jette à Lin Jenshiau une bourse contenant les yeux, les oreilles et le nez des siens afin d’attiser sa fureur, ou qui invente une ruse méprisable pour que Lin Jenshiau aveugle exécute son épouse et ses alliés, précipités liés et bâillonnés sous ses coups, en pensant qu’ils sont des soldats ennemis. Tien Feng excelle en félon inhumain&nbsp;; il se jette dans les pires infamies avec une délectation impitoyable. Les généreuses projections de sang et les estocades ensanglantées sont plus insoutenables encore que dans un film du grand Chang Cheh, pourtant éminent dans l’art des trépas sanguinolents. Pléthorique et exubérant, <em>The Sword of Swords</em> tire sa singularité de son extravagant foisonnement d’archétypes qui emprunte une symbolique puissante et unique.</p>
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		<title>La Mante religieuse</title>
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		<pubDate>Sun, 04 May 2008 11:34:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maetel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il arrive parfois que certains films de la Shaw Brothers s’inspirent de faits ou de personnages historiques éminents. Ces éléments sont autant de fils d’une délicate trame élaborée avec finesse qui sera ultérieurement embellie et ornée de multiples écheveaux. La Mante religieuse est l’un de ces films tissés avec art et caractère que seules savent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il arrive parfois que certains films de la Shaw Brothers s’inspirent de faits ou de personnages historiques éminents. Ces éléments sont autant de fils d’une délicate trame élaborée avec finesse qui  sera ultérieurement embellie et ornée de multiples écheveaux. La Mante religieuse est l’un de ces films tissés avec art et caractère que seules savent ciseler les soigneux orfèvres de la Shaw. La technique de la mante religieuse existe effectivement&thinsp;; ce Kung Fu est à bien des égards l’un des plus puissants et redoutables. Il fut façonné par Wang Lang, moine du temple Shaolin, vivement impressionné par un combat de mantes religieuses. L’observation attentive de ce duel singulier permit au moine  d’imiter les gestes de ces insectes, de reproduire leurs attitudes pugnaces et d’élaborer un style de Kung Fu pantomimant la gestuelle délicate et efficace des mantes. Le Kung Fu s’inspire copieusement de la nature&nbsp;; la boxe de la mante ne fait pas figure d’exception, d’autres techniques sont notamment issues de l’observation avide de bêtes telles que le tigre ou la grue. Nonobstant cela, le style de la mante est incomparable par la fulgurance de ses attaques et sa gestuelle singulière. Dans ce film réalisé par Liu Chia Liang, ce n’est pas un moine étonnant qui esquisse progressivement la technique de la mante, mais un tout jeune homme très circonspect, anxieux et malhabile en apparence présenté par son vénérable père à un fort redoutable empereur mandchou. Il se retrouve froidement sommé par lui d’espionner une riche famille de notables Han soupçonnés de traitrise. Contre son gré et après quelques faibles protestations vivement récusées, le jeune homme, nommé Wei Feng, est contraint de se plier au despote. Si son enquête ne porte aucun fruit, ses parents et familiers seront insensiblement déshonorés, emprisonnés puis exécutés. Wei Feng, véritablement contrarié par cette besogne à laquelle il est astreint, se rend en province pour investiguer, lorsqu’il fait la rencontre d’une jeune fille qui congédie et humilie son dix-huitième professeur, vieillard velléitaire et rébarbatif. Avisé, Wei Feng entrevoit que cette allègre et agile jeune fille, appartenant à la famille suspectée de déloyauté, lui permettrait d’en entrevoir davantage. Il se fait connaître d’elle en intervenant lorsque le sempiterneux professeur se dolente sur son sort déplorable, malmené qu’il l’est par la jeune Gi Gi. Celle-ci, charmée par le charismatique et finaud Wei Feng, le prie de devenir son nouveau professeur. Se laissant désirer, il finit par condescendre aux vœux de Gi Gi, dissimulant néanmoins ses aptitudes au Kung Fu. L’espiègle jeune fille est, au contraire, d’une grande spontanéité, et ne cache pas sa maîtrise de cet art martial qui fait sa fierté. Après avoir imploré son grand père, le maître de la famille, craignant tant la jeunesse de Wei Feng que pressentant qu’il soit un espion, finit par accepter après maints refus. Le grand père, qui ne saurait refuser le moindre caprice de la piquante jeune fille, impose tout de même à Wei Feng l’interdiction de s’aventurer hors de ses appartements. Pendant de longues semaines où le rutilant professeur tentera d’initier son élève à l’art de la poésie et de l’écriture (non sans difficultés puisque Gi Gi se désintéresse complètement de ces matières préférant s’échapper afin de pratiquer le Kung Fu) celui-ci occultera les motifs de son intrusion dans la famille. Mais tandis que Gi Gi tombe rapidement sous le charme de son tuteur, les parents de Wei Feng subissent les premières étapes de l’affligeant châtiment qui leur était promis. Une série de scènes charmantes se produiront tout de même, où Wei Feng tentera d’amadouer sa farouche élève&nbsp;; il tentera notamment de la convaincre que la force du Kung Fu n’est rien sans la sagesse en la défiant de parvenir à lancer une simple feuille d’arbrisseau de l’autre côté d’une mare. L’espiègle Gi Gi bien qu’elle dédaigne la poésie car il est impossible de cogner avec (sic) insistera tout de même à apprendre l’écriture, parce qu’elle dirige si mal son pinceau que son précepteur doit lui tenir la main pour la guider (au plus grand plaisir de la béate amoureuse).</p>
<p>Un soir, alors qu’il se souvient du sort promis à ses parents, Wei Feng se décide à agir en cherchant à scruter un rassemblement nocturne suspect, mais avant même de parvenir à s’approcher des lieux qui lui sont interdits, il se fait surprendre par la garde. Le vieux grand père, averti de l’irruption noctambule du professeur, ordonne que l’on exécute le curieux qu’il pressent être un fourbe ennemi. Gi Gi, mise au courant des desseins du vieillard, refuse et, larmoyante, le supplie de laisser son éducateur en vie. Face au refus net et déterminé de l’aïeul, elle prétend être amoureuse de lui et l’avoir épousé en secret. Horrifié et écœuré, il accède à la prière de sa petite fille et ordonne que le mariage soit préparé. Il interdit toutefois que Wei Feng s’extirpe, pour quelque raison que ce soit, de la demeure. Les épousailles ont lieu, mais quelque temps après, Wei Feng parvient à subtiliser une liste fondamentale de noms, permettant de prouver la culpabilité de sa belle famille. Prétextant l’ignorance de ses parents qui méconnaissent son union avec Gi Gi, Wei Feng demande à l’aïeul la permission de quitter le logis afin de leur présenter son épouse. Il ne pourra cependant quitter le gîte qu’en rendant visite aux cinq ancêtres après le repas d’adieu. Hélas, la visite aux cinq ancêtres n’est autre qu’un combat avec chacun des cinq éminents membres de la famille qui maîtrisent un art martial différent. Ignorant que son époux maîtrise le Kung Fu, la fidèle Gi Gi se propose de suivre Wei Feng et de le défendre lors des cinq joutes successives. En dépit de l’assistance inopinée de sa mère veuve de bonne heure ne désirant point que sa fille connaisse la douleur de perdre son époux, l’ultime affrontement contre le grand père maîtrisant le funeste Kung Fu des ombres vire à la déconfiture complète. Unique survivant, Wei Feng s’esquive et s’égare dans la nature. Désespéré tant d’avoir perdu sa femme que d’avoir égaré le pendentif de jade qui contenant la précieuse liste, il arrache et détruit tout élément naturel qu’il trouve sous ses poings. C’est là qu’il empoigne une mante religieuse qui, furieuse, cherche à se défendre. Ses gestes ne tarderont pas à fasciner Wei Feng qui fera de l’insecte son instructeur et ébauchera les prémices d’un Kung Fu unique qui lui permettra tant d’accomplir sa vengeance que de mener à bien sa mission.</p>
<p>Hormis quelques menus défauts, ce film reste d’une très honorable qualité&nbsp;; on peut reprocher aux innocentes scènes de quiétude dans les appartements du tuteur quelques longueurs. De même, la révélation de la mante religieuse intervient tardivement. Bien qu’il corresponde au schéma canonique du film de vengeance (une situation initiale troublée par une humiliation assortie d’une défaite, suivie d’une période d’entraînement puis de la vengeance finale), les scènes consacrées à l’entrainement sont assez singulières pour être étoffées&nbsp;; l’on a fort peu l’habitude d’avoir une mante religieuse comme instructrice&nbsp;! De fait, les scènes où Wei Feng pratique le Kung Fu de la mante sont rares et fulgurantes et on se prend à en souhaiter davantage. David Chiang interprète un Wei Feng idéal&nbsp;; il incarne à la perfection le jeune premier un tantinet maladroit, tiraillé entre les sentiments et la raison, entre ses aspirations personnelles et celles de l’autorité, coupable quel que soit le choix qu’il pourrait prendre, n’osant se risquer à prendre des décisions mais finissant par prendre en main sa destinée avec une assurance nouvelle et une confiance soudaine. Il est le héros déchiré, qui ne veut aucunement l’être et frémit des complications et des vicissitudes de la vie, partagé par de fortes contradictions. Il est un héros digne des grandes tragédies grecques qui lutte contre son destin mais ne peut s’y soustraire et se jette lui-même inconsciemment dans les affres de la fatalité et embrasse l’issue qui lui était dévolue. Le sémillant David Chiang est un grand artiste qui a su parachever avec alchimie toutes les facettes d’un personnage mystérieux et attachant. Cette rare alliance entre David Chiang, acteur attitré de Chang Cheh, et le réalisateur Liu Chia Liang  s’est avérée très avantageuse et fructueuse. Wei Feng et joué avec justesse et expressivité, du fils effarouché au furieux combattant en passant par le professeur charmant, touts les aspects du rôle sont effleurés avec talent sans excès et avec mesure. Il reste mystérieux&nbsp;; on ignore ce qui importe le plus au jeune homme qui répugne à exprimer clairement ses desseins et se dissimule sans cesse derrière le rôle du lettré fragile. On ne sait, lorsqu’il fuit la demeure de l’aïeul, ce qui l’afflige le plus&nbsp;; le trépas de son épouse où la perte du talisman&nbsp;? C’est à chacun de choisir la réponse qui l’accommoderait le mieux. On apprécie cependant les qualités martiales de David Chiang qui passe d’un style de Kung Fu singulier et légèrement gauche à un Kung Fu terriblement maîtrisé et impressionnant qu’est celui de la mante. Gi Gi est interprétée par la pétulante Cecilia Wong qui incarne à la perfection la petite peste extravagante et combattive aux allures enfantines. Elle ajoute une touche d’insouciance à ce film qui pourtant traite de sujets adultes et des difficultés de déterminer ses choix. Liu Chia Yung, frère cadet de Liu Chia Liang, est l’aïeul&nbsp;; il est un vieillard inquiétant et énigmatique très convaincant qui contraste par sa force de caractère et sa vivacité avec le dix-huitième professeur, vieillard amorphe et sénile. Il lutte quotidiennement contre l’attendrissement qu’il éprouve envers sa petite fille&nbsp;; cette lutte intérieure est exprimée avec talent à travers les regards et les postures du grand père. On peut remarquer la présence d’un second frère du réalisateur, Gordon Liu qui fait une brève apparition au début du film en tant que moine Shaolin qui combat en faisant de vigoureux coups de tête. Un film donc digne de Liu Chia Liang, dont l’art est toujours aussi personnel, mêlant sujets graves et humour badin le tout avec une recherche de la poésie. Les décors de jardins et de demeures sont attrayants et transformeraient presque ce film en un huis clos intérieur. Les scènes, notamment de combat, jouées en ombres chinoises sont du plus bel effet et renforcent le côté poétique et stylisé du film. Ces ombres permettent de fondre les gestes de la mante religieuse et de Wei Feng, accentuant la ressemblance entre le style de Kung Fu et l’insecte mais aussi montrant que pour vaincre il faut réagir en tant qu’animal et non qu’humain (c’est l’humanité de Wei Feng et de Gi Gi qui provoquent leur premier échec&nbsp;; la victoire ne vient que dans l’exacerbation de la bestialité) mais atténuent des passes trop violentes entre les bretteurs, notamment ce qui semblerait être une scène d’éviscération au rendu très artistique. Les passages avec la mante sont les plus réussis&nbsp;; l’insecte est représenté comme un maître qui observe attentivement l’apprentissage de son disciple et le guide dans ses gestes en les lui insufflant avec patience. Cette collaboration étonnante est talentueusement mise en valeur par une ambiance nocturne et ombreuse qui resserre le décor autour de Wei Feng et l’exhorte à se battre avec acharnement. Les mimiques de la mante sont filmées si consciencieusement qu’elle en paraît humaine.<br />
Un film plaisant et subtil que Liu Chia Liang nous confie, avec un retournement final exceptionnel que je ne révélerai pas tant il est puissant et inattendu. La dernière scène à elle seule mérite que l’on s’y attarde&nbsp;; le film tout entier est à son image, fracassant et leste, tout comme la mante religieuse.</p>
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		<title>Le Pirate</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Mar 2008 21:44:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maetel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les films de la Shaw Brothers recèlent une quantité honorable de petites perles cinématographiques, cette rubrique en comportera également un certain nombre qui seront commentés avec tout l’intérêt qui leur est dû. Parmi les trésors méconnus de la Shaw figure Le Pirate, réalisé par Chang Cheh qui s’est distingué pour avoir en outre réalisé La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les films de la Shaw Brothers recèlent une quantité honorable de petites perles cinématographiques, cette rubrique en comportera également un certain nombre qui seront commentés avec tout l’intérêt qui leur est dû. Parmi les trésors méconnus de la Shaw figure <em>Le Pirate</em>, réalisé par Chang Cheh qui s’est distingué pour avoir en outre réalisé <em>La Rage du tigre </em>(de beaucoup le plus fameux) et <em>Le Justicier de Shanghai</em>. <em>Le Pirate</em> demeure conséquemment une œuvre moins connue de l’éminent homme, et pourtant il mérite qu’on s’y attarde&nbsp;; Monsieur Cheh, devant l’ampleur démesurée de la tâche a en outre ressenti la nécessité de se faire épauler par deux autres réalisateurs, Wu Ma et Pao Hsueh-li. Mêmement la durée du tournage fut cyclopéenne pour l’époque&nbsp;; neuf longs mois pour engendrer avec un soin minutieux ce film savamment composé, éminemment plaisant.</p>
<p>Au <span style="font-variant:small-caps;">xix</span><sup>e</sup> siècle, les pirates écument sans relâche les mers du sud de la Chine, pillant avidement les navires marchands venus d’Occident&nbsp;; âprement recherchés par les autorités chinoises, leurs têtes sont mises à prix avec comme peine requise la mise à mort sans aucun jugement préalable. Il est donc préférable pour tout flibustier aguerri de conjurer le moindre péril en ne se risquant pas à poser le pied à terre. Chang Pao-chai est le plus illustre des aigrefins, il aborde, pille, saccage la moindre frégate étrangère à chaque fois avec vaillance et fortune. Il est cependant le plus recherché de tous mais ne s’en soucie guère, tout à ses forfaitures. Néanmoins, un jour, en détroussant une menue frégate d’inénarrables marins portugais anglophones, la coque de sa jonque se voit dangereusement percée par les coups des canons ennemis. La voie d’eau est trop conséquente pour reprendre le large avec les massifs coffres contenant les richesses abondantes subtilisées au capitaine portugais anglophone à l’indicible perruque. Pao-chai fait mettre sous scellés l’or et les colliers de perles et se décide à mouiller près d’une baie déserte. Accompagné d’un membre dévoué de son équipage, il décrète qu’il ira à terre, se faisant passer pour un marchand aisé de Macao, et investira dans le matériel nécessaire à la réparation de son navire. Ne devant sous aucun prétexte être reconnu, il interdira à ses comparses (dont quatre d’entre eux se montreront fort peu respectueux des consignes) de se rendre en ville et endossera de riches habits de soie blanche pour tenir son rôle. Les négociations pour l’acquisition du matériel s’avéreront plus ardues&nbsp;; la veille, le terrible Hua Double-Sabre, irréductible second du célèbre pirate Zheng Yi, a été capturé et emprisonné. La sœur de Chiang Yu-lun, officier du gouvernement pernicieux et corrompu, envoie deux hommes pour le capturer et l’échanger à Macao contre un tribut substantiel. Mais Hua Double-Sabre, brute primitive et despotique, finit par s’échapper après avoir corrigé les deux hommes et s’enfuit vers la côte où il ne tardera pas à apercevoir la jonque de Pao-chai et céduler une insubordination dans l’équipage interloqué. Chiang Yu-lun, profitant de la fuite de Hua Double-Sabre, et prétextant que les pêcheurs locaux assistent secrètement les pirates, fait fouiller leurs frêles embarcations, dérobe leurs dérisoires possessions, fait emprisonner les indociles et fait détériorer leurs barques. Les miséreux n’ont d’autre extrémité que de vendre leurs enfants ou de les prostituer pour éviter la famine et pouvoir payer le prix exorbitant des réparations de leurs esquifs. Le discret général Hu, homme mystérieux et vertueux arrive sur ces entrefaites, avec pour objectif de capturer Pao-chai. Mais lorsque l’intègre Pao-chai s’attendrit du dénuement des pêcheurs et propose de leur confier à chacun le pécule nécessaire à leur survie, Hu s’aperçoit que l’équité et la compassion ne sont pas nécessairement dans le camp où il s’attendait à les trouver…</p>
<p><a href="http://leaule.com/medias/vlcsnap-2010-10-16-14h23m59s195.png" title="Site externe : http://leaule.com/medias/vlcsnap-2010-10-16-14h23m59s195.png" target="_blank"><img src="http://leaule.com/medias/vlcsnap-2010-10-16-14h23m59s195-500x281.png" alt="" title="Un Portugais contre Ti Lung" width="500" height="281" class="aligncenter size-medium wp-image-4402" /></a></p>
<p><em>Le Pirate</em> est un grand film, appuyé d’une sélection d’acteurs prestigieux, le talentueux et charismatique Ti Lung, interprétant Pao-chai, est et demeure la quintessence de la Shaw&nbsp;; expressif, piquant et généreux, il est sincèrement parfait dans ce rôle de corsaire au grand cœur. Il combat avec dextérité et allégresse, il s’émeut jusqu’aux larmes de la condition d’un vieux pêcheur qui, inconsolable, veut vendre sa fille à un lupanar pour éviter que les siens ne meurent de faim (très belle scène d’ailleurs, où le tenancier fulminant humilie la jeune fille et veut la subtiliser de force lorsque le vieillard se rétracte&nbsp;; indigné, Pao-chai adonc prend la défense du vieux père et de l’enfant, et, devant sa puissante maîtrise des arts du combat, dissuade le tenancier d’importuner davantage les pauvres hères). Il incarne admirablement bien ce personnage complexe qui verse dans la piraterie avec entrain mais demeure jusqu’au plus profond de son être un homme éperdu de justice, de vertu et de sensibilité. Il sera mentionné plus tard que Pao-chai finira par quitter la piraterie pour embrasser une insigne carrière dans l’administration impériale. Le racé et aristocratique David Chiang est un général Hu efficace&nbsp;; il exprime dûment la complexité des sentiments qu’il exprime pour Pao-chai, confusion entre l’admiration pour un homme munificent et la répulsion pour un réprouvé hors-la-loi. Il est le double de Pao-chai, mais situé de l’autre côté de la loi&nbsp;: l’incompréhension entre les deux personnages est laissée béante, et David Chiang évoque fort bien, à travers l’ambigüité de son regard, la volonté de se rapprocher d’un être qui partage les mêmes valeurs que lui (alors que tout ceux qui l’entourent sont consumés par le vice et la cruauté), mais en même temps le réflexe de s’en écarter par répugnance envers la flibusterie. Il est un homme digne, toujours dissimulé derrière son éventail, que David Chiang incarne avec pertinence. Le joufflu Fan Mei-sheng, acteur indéfectible des rôles mineurs de la Shaw, est un Hua Double-Sabre crapuleux et abject dominé par l’hybris (le contraire indéniable de Pao-chai) qui rit aux éclats avec une audace sinistre lorsqu’il est capturé et maltraite à force de déculottées vigoureuses quiconque se dresse contre lui. Il est le pirate hostile, alors que Pao-chai est le pirate bienveillant. Le film raisonne selon des jeux délicats de contraires et de ressemblances qui ne sont pas pour déplaire&nbsp;; il y expose toute la dualité de l’homme jusque dans sa condition inhérente, faisant de lui un être bifrons&nbsp;: «&nbsp;Même s’il fait le bien, un pirate reste un pirate&nbsp;». affirme un compagnon de Pao-chai&nbsp;; qu’y a-t-il de légitime à réduire un homme à sa condition de pirate alors que son tempérament s’avère bon et généreux, et dont les délits sont fortement amoindris en comparaison des crimes commis par d’autres qui profitent outrageusement de leur position&nbsp;? Chiang Yu-lun est joué par Tien Ching, il représente avec pertinence le rôle de l’officier corrompu, avide d’opulence, dont les fastes sont supportés par les ouailles accablées et impuissantes.</p>
<p><a href="http://leaule.com/medias/vlcsnap-2010-10-16-14h21m00s195.png" title="Site externe : http://leaule.com/medias/vlcsnap-2010-10-16-14h21m00s195.png" target="_blank"><img src="http://leaule.com/medias/vlcsnap-2010-10-16-14h21m00s195-500x281.png" alt="" title="David Chiang et Ti Lung" width="500" height="281" class="aligncenter size-medium wp-image-4404" /></a></p>
<p>Outre sa distribution exemplaire, ce film est étonnant à bien des égards&nbsp;; les décors extérieurs y sont naturels, ce qui contraste avec les autres créations de la Shaw où les paysages sont fabriqués dans le sempiternel et truculent carton pâte, avec de nombreuses scènes de crépuscule où le soleil est constitué d’un luminaire rougeoyant. Dans <em>Le Pirate</em>, le soleil franc illumine les authentiques rivages herbeux de Chine. L’ambiance y est certes moins poétique, mais plus éclatante. Les décors intérieurs par contre, sont traditionnels avec le conventionnel souci des détails et les teintes chatoyantes et raffinées. Chang Cheh fait preuve d’une minutie déconcertante&nbsp;: lorsque Chiang Yu-lun se trouve en fâcheuse posture, on voit poindre sur son front de grosses perles de sueur, et quand Pao-chai combat durant de maintes heures avec Hu, on voit poindre les poils de sa jeune barbe. Les zooms sur les regards, notamment ceux de Pao-chai, sont éblouissants, on se surprend à les guetter avec régal. Les bruitages lors des combats, datent certes un peu, mais sont tout aussi agréables à ouïr. Ce film de Chang Cheh est assurément un prodige de méticulosité. Même si seul le début du film se passe en mer (avec un unique abordage), Cheh fait se dérouler les combats les plus mémorables au bord de l’eau, chaque coup soulevant des gerbes d’eau écumante&nbsp;; cet effet travaillé renforce l’esthétique exigeante du film tout en situant à nouveau l’œuvre dans le contexte marin qui lui faisait parfois défaut.</p>
<p>Il est important de préciser que la suivante version du film fut restaurée à partir du négatif original&nbsp;: l’image y est éclatante, le son de qualité, aucun défaut dû à l’ancienneté du film n’est à déplorer. <em>Le Pirate</em> mérite à ce titre d’être considéré comme l’un des plus beaux films de la Shaw Brothers, tant par la qualité de sa restauration que par les agréments intrinsèques de l’œuvre, comme la compétence aiguë de ses acteurs. Un film qu’on a plaisir et jubilation à regarder, et qu’on ne peut oublier de si tôt.</p>
<p>Nous précisons que la trop courte bande annonce à la fin de la présente chronique n’est qu’un terne aperçu de ce qu’est ce film&nbsp;; l’image y est d’époque, blafarde et surannée, donc point encore retouchée et embellie. Cependant la vidéo permet d’apprécier  certaines scènes notamment celle où Pao-chai reçoit un fabuleux coup de boule  et où il  précipite la tête de son assaillant dans la coque d’une barque de pêcheur judicieusement placée près du lieu du combat.</p>
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