Epos
Trois ans après un remarquable premier album, Carmina Barbarica, le quartet lombard présente son nouvel effort, Epos. Ce dernier suit les traces laissées par son prédécesseur; digérant avec soin et classe ses glorieuses influences, Wotan nous distille son Heavy-Metal épique, traditionnel mais néanmoins personnel.
Sur Epos, le groupe, toujours aussi guerrier, délaisse un peu les passages speed au profit de ceux plus lourds et/ou mid-tempo. Doté d’une meilleure maîtrise vocale, Vanni Ceni réalise une excellente prestation, plus sûre que sur Carmina Barbarica, dont les intonations rappellent parfois Eric Adams. Autre amélioration, la production semble avoir bénéficié de meilleurs moyens; la puissance et la netteté du son s’en trouvent donc renforcées.
A l’image du précédent opus, et contrairement à ce que laisserait supposer le nom du combo, les thèmes abordés ne se limitent pas seulement à la mythologie germanique/nordique. Sont ainsi évoqués divers épisodes de bravoure européenne, aussi variés que Rome (Vae Victis, Spartacus), la Grèce antique (Ithaca), la chanson de geste et les légendes médiévales (The Quest For The Grail, Chanson de Roland, morceau fleuve de quinze minutes). Et plus originalement, Wotan reprend Foggy Dew, aux sonorités logiquement celtiques, un hymne révolutionnaire irlandais du début du XXe siècle exaltant le peuple à se soulever contre l’occupant anglais.
A noter également la participation d’un invité de marque, Ross The Boss, qui joue de la guitare sur le manowaresque Spartacus et du piano sur Mother Forest (dont le début rappelle celui de Heart Of Steel, mais se révèle finalement être le seul titre pourri de l’album).
En conclusion, Epos ravira, je pense, les amateurs du genre. A ranger aux côtés des StormWarrior, DoomSword, Holy Martyr, Twisted Tower Dire…
