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	<title>Commentaires pour Leaule</title>
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	<description>Ode au temps jadis.</description>
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		<title>Commentaires sur Atlas Shrugged: Part I par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/culture/atlas-shrugged-part-i/#comment-777</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 21:15:18 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;blockquote&gt;L’œuvre narre effectivement les évènements désastreux qui pourraient survenir lorsque les entrepreneurs et industriels, qui sont toujours accusés et blâmés des erreurs causées par l’ineptie irresponsable des gouvernements, et qui soulèvent péniblement, tel le puissant et vigoureux Atlas, l’avenir incertain de l’Occident, abandonnaient finalement la société pour la regarder lentement sombrer dans un égalitarisme délétère, encouragé par des décrets grotesques qui font régresser les nations civilisées.&lt;/blockquote&gt;

En France, la réalité rejoint le roman. Un diplômé sur deux fait ses valises et s&#039;en va vers des cieux plus cléments. Depuis 1981, les véritables entrepreneurs quittent la France, ne laissant que ceux en connivence avec les politiciens, à tous les niveaux (les politiciens municipaux profitent largement de pots-de-vin d&#039;entreprises locales en échange d&#039;avantages divers).

Une nouvelle vague se prépare : des industriels qui n&#039;avaient pas quitté la France envisagent de le faire si le candidat n&#039;aimant pas les riches est élu et applique ses promesses (retour à la fiscalité Mitterrand). Des transferts de sièges sociaux sont à l&#039;étude, dont celui de Total, dont les actionnaires sont lassés par leurs concitoyens exigeant une part des &quot;superprofits&quot;.

Ayn Rand a parfaitement raison : sans les aventuriers, les pionniers, les génies, les penseurs, le monde ne serait qu&#039;un cloaque où tout serait misère matérielle mais plus encore spirituelle, tandis qu&#039;un monde sans geignards égalitaristes serait un plus respirable.

&lt;blockquote&gt;Cet impénétrable personnage, dont les fidèles lecteurs de Rand devinent qu’il est John Galt, demande à Midas s’il sait comment cela est « to work for himself and not let others feed off the profits of his energy ».&lt;/blockquote&gt;

Personne ne le sait dans un pays où l&#039;état est partout mais tous les esprits libres l&#039;imaginent aisément. ;)

&lt;blockquote&gt;L’héroïne, Dagny Taggart, s’efforce de préserver l’entreprise familiale, la Taggart Transcontinental, d’une inévitable ruine, en dépit des efforts de son frère, James Taggart, pour en accélérer la destruction dans des entreprises prétendument altruistes et dans des alliances politiques douteuses&lt;/blockquote&gt;

Le vote de lois pour détruire la concurrence non seulement n&#039;en fait rien mais produit l&#039;effet pervers pour ses profiteurs de les laisser se reposer sur leurs lauriers. Les subventionnés des énergies renouvelables espéraient tout des lois contre les &quot;pollueurs égoïstes&quot; pour s&#039;enrichir vilement, ils sont aujourd&#039;hui en faillite, au point que les politiques les font racheter par des entreprises complices pour ne pas perdre la face.

&lt;blockquote&gt;Mais l’œuvre d’Ayn Rand repose sur des aspirations positives, reflétant les espoirs inassouvis de son époque, tandis que l’Occident était encore créatif et productif, doté de véritables industries et de réels entrepreneurs capables de grandes ambitions et découvertes scientifiques&lt;/blockquote&gt;

Il suffit de regarder la SF et le &lt;em&gt;space opera&lt;/em&gt; qui a eu cours jusqu&#039;à la fin des années 1970 ; les races intelligentes avaient civilisé toute la galaxie ou travaillaient à le faire. Aujourd&#039;hui, les films futuristes sont tous des films catastrophes avertissant les hommes de ce qui arrivera s&#039;ils désobéissent à Dame Nature et s&#039;ils ne renoncent pas à la croissance et au progrès.

&lt;blockquote&gt;la récession économique, les manifestations réclamant davantage de protectionnisme, usant de slogans stupides de Martin Luther King Jr., la dégénérescence urbaine, désespérément présente, l’inflation de l’essence et le progressif désintérêt pour l’avion – provoqué par le prix excessif du carburant&lt;/blockquote&gt;

Les manifestations pour le protectionnisme font inévitablement penser aux commentateurs de Fdesouche qui réclament le retour à la nature et le localisme économique, système qui n&#039;a jamais existé en Europe. Un exemple : des tribus gauloises se sont rapidement ralliées à Jules César parce qu&#039;elles voulaient consolider leur position commerciale sur la route de l&#039;étain qui reliait l&#039;actuelle Angleterre à la Méditerranée, alors le mythe du petit village en autarcie... Une foutaise.

Imaginer la fin de l&#039;avion à cause du prix du carburant est très politiquement correct, quand on sait qu&#039;une suppression des taxes le ferait diminuer de 80 % (en France, moins aux États-Unis) et que la ressource non renouvelable est à bien des égards un lieu commun.

&lt;blockquote&gt;La densité de l’ouvrage aurait peut-être mieux supporté la forme d’une série afin de saisir toutes les subtilités de l’œuvre.&lt;/blockquote&gt;

C&#039;est également un regret que l&#039;on peut avoir à propos du &lt;em&gt;Seigneur des anneaux&lt;/em&gt;, d&#039;autant que les producteurs de séries ont beaucoup plus de moyens qu&#039;il y a dix ans.

&lt;blockquote&gt;Fatalement, les ennemis de Rearden et Taggart, à commencer par le frère d’icelle, s’efforcent de détruire leur entreprise et de présenter le Rearden Metal comme un véritable danger. Le défi adressé aux couards et aux intrigants par ces deux êtres exceptionnels est concrétisé par la scène sublime, dotée d’un symbolisme épuré et élégant, où le premier train de la John Galt Line traverse le pont en Rearden Metal d’une finesse semblable à de la dentelle.&lt;/blockquote&gt;

Les magouilles contre Rearden ressemblent à s&#039;y méprendre à d&#039;autres, existantes de tous temps même aux États-Unis. Pour rester dans le rail, je prendrai l&#039;exemple du tunnel Hoosac, premier tunnel gigantesque, percé grâce à la nitroglycérine. Les accidents liés à l&#039;utilisation de ce produit ont conduit les concurrents de l&#039;entrepreneur, dont la réussite a réduit leurs affaires, comme ils le craignaient, à s&#039;adresser au parlement de l&#039;état pour tenter d&#039;obtenir une législation contre empêcher ce &quot;fou égoïste&quot; de mettre en danger les ouvriers (qui travaillaient en connaissance de cause et étaient payés en conséquence) du chantier et bien sûr d&#039;achever le creusement de ce tunnel (ils avaient inventé n&#039;importe quoi, comme l&#039;idée que les voyageurs mourraient étouffés dans ce trop long tunnel pour donner à leur action un vernis altruiste). Il s&#039;en est fallu de peu pour qu&#039;ils réussissent leur campagne.

C&#039;est l&#039;exemple qui m&#039;est le plus rapidement venu à l&#039;esprit lorsque je suis arrivé au passage où Taggart se vante d&#039;avoir voté une loi contre son adversaire.

&lt;blockquote&gt;le désintérêt des gens de notre siècle, gavés par les discours asservissant et abêtissants des politiciens, pour les entreprises audacieuses.&lt;/blockquote&gt;

Le désintérêt ? Je vous trouve généreuse et douce avec nos contemporains. &quot;hostilité&quot; est le mot exact. Le principe de précaution est le nouveau &lt;em&gt;credo&lt;/em&gt; des masses. Regardez le cas des OGM et du gaz de schiste, les peureux sont majoritaires. Regardez les entreprises où les cadres eux-mêmes se réjouissent d&#039;appliquer des procédures de test et des &lt;em&gt;processes&lt;/em&gt; normalisés, avec l&#039;autonomie d&#039;un ouvrier à la chaîne. Ils se pensent de l&#039;élite alors que le travail d&#039;un bon artisan demande désormais plus de créativité et d&#039;initiative.

Le déclin des entreprises occidentales est principalement là : dans le refus de l&#039;initiative et du risque.

&lt;blockquote&gt;L’aspect épuré du décor, probablement justifié par des moyens réduits, élève pourtant la scène à une véritable dimension symbolique magistrale, où la modernité et la supériorité morale des héros randiens visionnaires est incarnée par les lignes étincelantes et élancées du train, fendant littéralement ce vieux monde moribond, en une splendide provocation.&lt;/blockquote&gt;

L&#039;absence de moyens oblige les réalisateurs à faire montre de davantage de talent. C&#039;est au pied du mur que les génies artistiques souvent se révèlent.

&lt;blockquote&gt;Dans l’ouvrage, Dagny et Hank rencontrent différentes personnalités, du philosophe génial devenu cuisinier dans un restaurant rural aux personnages pétris de convictions socialistes d’égalité absurde&lt;/blockquote&gt;

Lorsque j&#039;ai refermé le livre, la première chose qui m&#039;est venue à l&#039;esprit était l&#039;idée de faire grève de cette société moi aussi. D&#039;ailleurs, en esprit, je suis déjà en grève. ^^ Je serais réellement tenté si un John Galt existait vraiment de passer à l&#039;acte, malgré un confort moins assuré. Si non seulement les entrepreneurs mais aussi tous ceux qui paient beaucoup plus d&#039;impôts qu&#039;ils n&#039;en reçoivent décidaient de se mettre au SMIC et de ne plus produire de richesse au-delà, il n&#039;y aurait plus d&#039;état-providence. En fait, le départ des seuls entrepreneurs vers l&#039;étranger suffit à appauvrir la richesse, cela se voit tous les jours en France.

Nous n&#039;avons malheureusement rien appris de ces départs. Un site économique dont je tairai le nom par charité a proposé il y a deux ans d&#039;instaurer une tranche supérieure d&#039;impôt sur le revenu de... 100 %. :D Cela dit, sur le plan strictement matériel, il n&#039;y a plus besoin d&#039;un John Galt : l&#039;exil et le montage de sociétés écrans aux Bahamas ou à Singapour sont des moyens aussi simples de créer des emplois ailleurs.

&lt;blockquote&gt;Sans ces intelligences supérieures, la région entière s’est appauvrie, les enfants sont réduits à l’illettrisme et l’oisiveté dans d’insalubres taudis, sous la surveillance apathique de femmes au visage laminé par l’indigence, en une véritable dénonciation des idéologies socialistes.&lt;/blockquote&gt;

Description parfaite d&#039;un quartier peuplé de cas sociaux. Même les logements offerts deviennent des bouges infâmes et répugnants.

&lt;blockquote&gt;La rencontre est réduite au strict nécessaire et dépourvue de son pouvoir saisissant, devenue un dialogue d’une banalité affligeante.&lt;/blockquote&gt;

C&#039;est ce qui arrive dès que l&#039;on crée un film grand public à notre époque. La qualité de ces &quot;œuvres&quot; s&#039;est beaucoup détériorée depuis cinquante ans.

&lt;blockquote&gt;Le film semble reprendre avec succès les fastueux portraits dressés par Ayn Rand, représentant les différents visages du socialisme, que ce soit les politiciens, manipulateurs maniérés et affabulateurs, les bureaucrates divers, qui s’efforcent d’élaborer d’interminables décrets qui annihilent liberté et génie, enfin, les socialistes dont les démarches prétendument humanistes et charitables dissimulent une étonnante lâcheté et une haine jalouse de ceux qui réussissent en usant de qualités qu’ils ne possèdent guère, socialistes qui utilisent leur seule aptitude, celle de culpabiliser les entrepreneurs afin de leur extorquer leur argent avec un mépris assumé.&lt;/blockquote&gt;

Le socialisme est une idéologie de petits commis, de gens frustrés par leur inexistence. Aucune tête ne doit dépasser pour éviter que la leur soit masquée par celles des génies. :)

&lt;blockquote&gt;La personnalité de Lilian Rearden est parfaitement représentée, dotée de son esprit manipulateur prompt à la victimisation, attisant la haine du spectateur et une certaine compassion envers Hank Rearden.&lt;/blockquote&gt;

Caractère d&#039;ailleurs très féminin. Jamais quelque pouvoir politique n&#039;aurait dû être donné aux femmes, cela aurait réduit l&#039;emprise de l&#039;égalitarisme. Mais la logique du suffrage universel (alors masculin) conduit à le donner à de plus en plus de personnes, même à des condamnés.

&lt;blockquote&gt;Mais les motivations profondes de la liaison entre Hank et Dagny sont piètrement expliquées, et cela ressemble, dès les premiers instants, à une amourette stupide et inconséquente entre un époux frustré et une jeune célibataire, alors que leur rapprochement est celui de deux être exceptionnels, deux géants solitaires et incomplets qui parviennent enfin à retrouver leur alter ego, semblables à l’androgyne platonicien.&lt;/blockquote&gt;

Là encore, il faut plaire au public que l&#039;on vise, lequel considère que l&#039;union entre un homme et une femme est purement physique et prend fin dès que le désir n&#039;est plus. Vous déplorez comme moi que ce soit fait pour plaire aux adolescents mais il faut être réaliste : nos contemporains ont une sexualité d&#039;adolescents.

&lt;blockquote&gt;Eddie qui est, il convient de le préciser, selon les brefs indications données par Rand au sujet de son aspect physique, doté d’une chevelure blonde et d’yeux bleus, devient un métisse insipide dont l’unique fonction est de respecter le pourcentage de diversité, ânonnant derrière Dagny.&lt;/blockquote&gt;

Le divers est le nouveau surhomme, rien de plus normal de remplacer le blond forcément nazi par un homme ouvert et &quot;tendance&quot;. Au passage, quelle gifle à Ayn Rand que celle-ci ! Elle qui était opposée à tout égalitarisme voit, depuis la tombe, l&#039;adaptation de son livre plier devant ce qu&#039;elle flétrissait.

&lt;blockquote&gt;Les chercheurs sont dénués de l’esprit audacieux et conquérant de l’époque&lt;/blockquote&gt;

Ayn Rand dénonçait les chercheurs véreux, d&#039;ailleurs. À notre époque, Ayn Rand aurait réglé son compte au GIEC.

&lt;blockquote&gt;Lorsque John Galt invente un moteur surprenant qui pourrait clore définitivement la question du carburant, nos « inventeurs » créent de nouveaux téléphones portables dotés d’applications inutiles et superflues.&lt;/blockquote&gt;

Les pseudo-inventions peuvent être brevetées, ce qui assure de gros bénéfices pour un investissement ridicule, tandis qu&#039;une invention authentique comporte un risque  commercial majeur. L&#039;innovation n&#039;est plus un rêve, une aventure industrielle, une illumination géniale mais une activité engoncée des procédures normatives spirituellement délétères. On marche sur la tête !

Notre société a perdu le goût du risque et je me demande si les brevets sont encore un bien. Un monde sans brevets obligerait toute entreprise à innover en permanence et à ne pas se reposer sur ses lauriers. Les logiciels ne sont pas brevetables en Europe et cela n&#039;empêche pas les éditeurs d&#039;y prospérer. Jusqu&#039;en 1981, il y avait pas de brevet logiciel aux États-Unis et les années 1970 furent florissantes en matière de créativité pour la jeune industrie informatique de la &lt;em&gt;Silicon Valley&lt;/em&gt;.

&lt;blockquote&gt;La société actuelle nous permet seulement de consommer des futilités, elle se désintéresse d’objectifs élevés.&lt;/blockquote&gt;

C&#039;est la conséquence de l&#039;abolition du risque et de l&#039;égalité. La créativité est aristocratique, bien peu sont inventifs, même &lt;em&gt;a minima&lt;/em&gt; ; elle est donc une offense au médiocre. La nouveauté déconcerte, interroge, surprend ; c&#039;est beaucoup trop pour l&#039;esprit sot qui préfère le confort et la facilité, il vaut mieux avoir tort avec les gauchistes que raison avec les réacs. L&#039;innovation est un danger, elle pourrait déplaire ; le &lt;em&gt;manager&lt;/em&gt; veut un produit disponible immédiatement et exploitable sur des sentiers battus et ne prendra pas le risque de proposer un bien pouvant faire sa fortune mais aussi diminuer son intéressement aux bénéfices si le public n&#039;est pas convaincu.

&lt;blockquote&gt;Les industriels de notre siècle sont des progressistes qui soutiennent leurs oppresseurs, les politiciens socialistes, réclament de payer davantage d’impôts, écoutent d’une oreille bienveillante les contes écologistes et humanitaires, supportent des associations gauchistes pour l’éradication de la singularité et de la richesse occidentale sous prétexte de repentance, de négation du génie blanc et, enfin, applaudissent les lois liberticides contre la protection des gouvernements.&lt;/blockquote&gt;

La pétition écrite afin de payer plus d&#039;impôts est significative de la collusion des indistriels avec les politiciens, tout ce que dénonce Rand. Quant aux valeurs d&#039;écologie et d&#039;ouverture à l&#039;autre des entreprises d&#039;aujourd&#039;hui, vous connaissez mon point de vue. ^^

Chose amusante : Pascal Nègre, patron d&#039;Universel Music, fait l&#039;éloge d&#039;Hadopi et annonce, dans un article grotesque, que le téléchargement a diminué :), ce qui absurde puisque les habitués utilisent d&#039;autres méthodes. En voilà un que la fermeture de Megaupload réjouit. Il faut dire que ce site allait innover ;) en proposant de télécharger gratuitement tout en payant les interprètes (je n&#039;ose dire &quot;artistes&quot;) dans un modèle commercial qui aurait rendu obsolète celui des gros éditeurs de musique. Évidemment, tous les Taggart de cette industrie ont fait fermer le site par une justice aux ordres.

&lt;blockquote&gt;Il semble parfois les flatter en leur permettant de croire qu’ils peuvent s’identifier à Hank Rearden et Dagny Taggart alors qu’ils en sont les odieux contraires. Le film ne propose donc strictement rien de révolutionnaire et de choquant.&lt;/blockquote&gt;

En effet, les industriels se vantent régulièrement d&#039;être des modèles à suivre et sont persuadés de posséder les qualités morales de Rearden.

&lt;blockquote&gt;le public français est descendu tellement bas que ce qui ne défend pas l’égalitarisme bienheureux et l’antiracisme satisfait est forcément une œuvre raciste et réactionnaire.&lt;/blockquote&gt;

Quel est le film du moment ? &lt;em&gt;Intouchables&lt;/em&gt;. Ce pays est foutu.

&lt;blockquote&gt;C’est pourquoi le désir du réalisateur d’adapter Atlas Shrugged, en insistant sur des gadgets techniques inutiles comme les appareils bluetooth, téléphones portables et autres écrans plats, est une démarche vaine et puérile.&lt;/blockquote&gt;

Le réalisateur d&#039;adapte au grand public, pour qui un écran plat est une innovation. S&#039;il avait adapté l&#039;œuvres avec de véritables nouveautés (OGM, cellules souches, extraction d&#039;hydrocarbures en environnement glaciaire, nouveaux modèles de centrales nucléaires) pour montrer les réalisations des hommes de l&#039;esprit, les gens auraient hurlé à l&#039;apologie du saccage de la nature par la finance ultralibérale.

&lt;blockquote&gt;La philosophie d’Ayn Rand possède une aura transcendante qui n’a cure de tels détails.&lt;/blockquote&gt;

Je suis entièrement d&#039;accord. J&#039;ajoute même que cela abaisse la force de son message.

&lt;blockquote&gt;Néanmoins, ces quelques critiques ne peuvent occulter la réalisation adroite et les symboles géniaux dispersés dans le film, et le soin du détail, souvent rare dans des productions de cette modestie.&lt;/blockquote&gt;

Au contraire, un petit budget interdit l&#039;avalanche d&#039;effets spéciaux à l&#039;utilité douteuse. Il est donc nécessaire de choisir avec goût des éléments qui compenseront le manque de moyens. La mise en scène doit également être irréprochable, sinon le peu de décor sera ressenti comme un manque impossible à combler.

&lt;blockquote&gt;Le fait que les acteurs soient des artistes méconnus permet une meilleure identification des personnages aux valeurs randiennes&lt;/blockquote&gt;

Cela permet aussi d&#039;échapper aux stars capricieuses. Un acteur peu connu y verra sa chance de se faire connaître davantage donc d&#039;exceller.

&lt;blockquote&gt;Les socialistes, Jim Taggart, Wesley Mouch et Lilian Rearden, par exemple, sont particulièrement haïssables et manipulateurs, tels les politiciens français, ce qui relève du talent, car il est difficile d’égaler une telle fange d’infamie.&lt;/blockquote&gt;

Ils imitent leurs politiciens, qui valent largmeent les nôtres en petitesse. Les mythes fondateurs des États-Unis les retiennent encore mais ils ne valent pas mieux que les politiciens français, les congressistes américains sont souvent de véritables ordures. S&#039;ils avaient quelque vertu, Ron Paul ne se détacherait pas autant de cette masse informe.

&lt;blockquote&gt;L’initiative d’adapter cette œuvre magistrale et gigantesque doit atténuer la critique de ses défauts inévitables. Le film, quoiqu’il atténue maints aspects de l’objectivisme, demeure une belle défense des valeurs aristocratiques d’effort, d’intelligence, de beauté et surtout de liberté, contre les calculs des politiciens et leurs lois liberticides.&lt;/blockquote&gt;

Oui, un film empreint de défauts mais défendant la liberté mérite d&#039;être défendu. Et comme vous le remarquez avec force justesse, les quelques personnes qu&#039;il pourra réveiller sont déjà une victoire pour la liberté. :)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>L’œuvre narre effectivement les évènements désastreux qui pourraient survenir lorsque les entrepreneurs et industriels, qui sont toujours accusés et blâmés des erreurs causées par l’ineptie irresponsable des gouvernements, et qui soulèvent péniblement, tel le puissant et vigoureux Atlas, l’avenir incertain de l’Occident, abandonnaient finalement la société pour la regarder lentement sombrer dans un égalitarisme délétère, encouragé par des décrets grotesques qui font régresser les nations civilisées.</p></blockquote>
<p>En France, la réalité rejoint le roman. Un diplômé sur deux fait ses valises et s&#8217;en va vers des cieux plus cléments. Depuis 1981, les véritables entrepreneurs quittent la France, ne laissant que ceux en connivence avec les politiciens, à tous les niveaux (les politiciens municipaux profitent largement de pots-de-vin d&#8217;entreprises locales en échange d&#8217;avantages divers).</p>
<p>Une nouvelle vague se prépare&nbsp;: des industriels qui n&#8217;avaient pas quitté la France envisagent de le faire si le candidat n&#8217;aimant pas les riches est élu et applique ses promesses (retour à la fiscalité Mitterrand). Des transferts de sièges sociaux sont à l&#8217;étude, dont celui de Total, dont les actionnaires sont lassés par leurs concitoyens exigeant une part des &laquo;&nbsp;superprofits&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ayn Rand a parfaitement raison&nbsp;: sans les aventuriers, les pionniers, les génies, les penseurs, le monde ne serait qu&#8217;un cloaque où tout serait misère matérielle mais plus encore spirituelle, tandis qu&#8217;un monde sans geignards égalitaristes serait un plus respirable.</p>
<blockquote><p>Cet impénétrable personnage, dont les fidèles lecteurs de Rand devinent qu’il est John Galt, demande à Midas s’il sait comment cela est «&nbsp;to work for himself and not let others feed off the profits of his energy&nbsp;».</p></blockquote>
<p>Personne ne le sait dans un pays où l&#8217;état est partout mais tous les esprits libres l&#8217;imaginent aisément.&nbsp;;)</p>
<blockquote><p>L’héroïne, Dagny Taggart, s’efforce de préserver l’entreprise familiale, la Taggart Transcontinental, d’une inévitable ruine, en dépit des efforts de son frère, James Taggart, pour en accélérer la destruction dans des entreprises prétendument altruistes et dans des alliances politiques douteuses</p></blockquote>
<p>Le vote de lois pour détruire la concurrence non seulement n&#8217;en fait rien mais produit l&#8217;effet pervers pour ses profiteurs de les laisser se reposer sur leurs lauriers. Les subventionnés des énergies renouvelables espéraient tout des lois contre les &laquo;&nbsp;pollueurs égoïstes&nbsp;&raquo; pour s&#8217;enrichir vilement, ils sont aujourd&#8217;hui en faillite, au point que les politiques les font racheter par des entreprises complices pour ne pas perdre la face.</p>
<blockquote><p>Mais l’œuvre d’Ayn Rand repose sur des aspirations positives, reflétant les espoirs inassouvis de son époque, tandis que l’Occident était encore créatif et productif, doté de véritables industries et de réels entrepreneurs capables de grandes ambitions et découvertes scientifiques</p></blockquote>
<p>Il suffit de regarder la SF et le <em>space opera</em> qui a eu cours jusqu&#8217;à la fin des années 1970&nbsp;; les races intelligentes avaient civilisé toute la galaxie ou travaillaient à le faire. Aujourd&#8217;hui, les films futuristes sont tous des films catastrophes avertissant les hommes de ce qui arrivera s&#8217;ils désobéissent à Dame Nature et s&#8217;ils ne renoncent pas à la croissance et au progrès.</p>
<blockquote><p>la récession économique, les manifestations réclamant davantage de protectionnisme, usant de slogans stupides de Martin Luther King Jr., la dégénérescence urbaine, désespérément présente, l’inflation de l’essence et le progressif désintérêt pour l’avion – provoqué par le prix excessif du carburant</p></blockquote>
<p>Les manifestations pour le protectionnisme font inévitablement penser aux commentateurs de Fdesouche qui réclament le retour à la nature et le localisme économique, système qui n&#8217;a jamais existé en Europe. Un exemple&nbsp;: des tribus gauloises se sont rapidement ralliées à Jules César parce qu&#8217;elles voulaient consolider leur position commerciale sur la route de l&#8217;étain qui reliait l&#8217;actuelle Angleterre à la Méditerranée, alors le mythe du petit village en autarcie&#8230; Une foutaise.</p>
<p>Imaginer la fin de l&#8217;avion à cause du prix du carburant est très politiquement correct, quand on sait qu&#8217;une suppression des taxes le ferait diminuer de 80&nbsp;% (en France, moins aux États-Unis) et que la ressource non renouvelable est à bien des égards un lieu commun.</p>
<blockquote><p>La densité de l’ouvrage aurait peut-être mieux supporté la forme d’une série afin de saisir toutes les subtilités de l’œuvre.</p></blockquote>
<p>C&#8217;est également un regret que l&#8217;on peut avoir à propos du <em>Seigneur des anneaux</em>, d&#8217;autant que les producteurs de séries ont beaucoup plus de moyens qu&#8217;il y a dix ans.</p>
<blockquote><p>Fatalement, les ennemis de Rearden et Taggart, à commencer par le frère d’icelle, s’efforcent de détruire leur entreprise et de présenter le Rearden Metal comme un véritable danger. Le défi adressé aux couards et aux intrigants par ces deux êtres exceptionnels est concrétisé par la scène sublime, dotée d’un symbolisme épuré et élégant, où le premier train de la John Galt Line traverse le pont en Rearden Metal d’une finesse semblable à de la dentelle.</p></blockquote>
<p>Les magouilles contre Rearden ressemblent à s&#8217;y méprendre à d&#8217;autres, existantes de tous temps même aux États-Unis. Pour rester dans le rail, je prendrai l&#8217;exemple du tunnel Hoosac, premier tunnel gigantesque, percé grâce à la nitroglycérine. Les accidents liés à l&#8217;utilisation de ce produit ont conduit les concurrents de l&#8217;entrepreneur, dont la réussite a réduit leurs affaires, comme ils le craignaient, à s&#8217;adresser au parlement de l&#8217;état pour tenter d&#8217;obtenir une législation contre empêcher ce &laquo;&nbsp;fou égoïste&nbsp;&raquo; de mettre en danger les ouvriers (qui travaillaient en connaissance de cause et étaient payés en conséquence) du chantier et bien sûr d&#8217;achever le creusement de ce tunnel (ils avaient inventé n&#8217;importe quoi, comme l&#8217;idée que les voyageurs mourraient étouffés dans ce trop long tunnel pour donner à leur action un vernis altruiste). Il s&#8217;en est fallu de peu pour qu&#8217;ils réussissent leur campagne.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;exemple qui m&#8217;est le plus rapidement venu à l&#8217;esprit lorsque je suis arrivé au passage où Taggart se vante d&#8217;avoir voté une loi contre son adversaire.</p>
<blockquote><p>le désintérêt des gens de notre siècle, gavés par les discours asservissant et abêtissants des politiciens, pour les entreprises audacieuses.</p></blockquote>
<p>Le désintérêt&nbsp;? Je vous trouve généreuse et douce avec nos contemporains. &laquo;&nbsp;hostilité&nbsp;&raquo; est le mot exact. Le principe de précaution est le nouveau <em>credo</em> des masses. Regardez le cas des OGM et du gaz de schiste, les peureux sont majoritaires. Regardez les entreprises où les cadres eux-mêmes se réjouissent d&#8217;appliquer des procédures de test et des <em>processes</em> normalisés, avec l&#8217;autonomie d&#8217;un ouvrier à la chaîne. Ils se pensent de l&#8217;élite alors que le travail d&#8217;un bon artisan demande désormais plus de créativité et d&#8217;initiative.</p>
<p>Le déclin des entreprises occidentales est principalement là&nbsp;: dans le refus de l&#8217;initiative et du risque.</p>
<blockquote><p>L’aspect épuré du décor, probablement justifié par des moyens réduits, élève pourtant la scène à une véritable dimension symbolique magistrale, où la modernité et la supériorité morale des héros randiens visionnaires est incarnée par les lignes étincelantes et élancées du train, fendant littéralement ce vieux monde moribond, en une splendide provocation.</p></blockquote>
<p>L&#8217;absence de moyens oblige les réalisateurs à faire montre de davantage de talent. C&#8217;est au pied du mur que les génies artistiques souvent se révèlent.</p>
<blockquote><p>Dans l’ouvrage, Dagny et Hank rencontrent différentes personnalités, du philosophe génial devenu cuisinier dans un restaurant rural aux personnages pétris de convictions socialistes d’égalité absurde</p></blockquote>
<p>Lorsque j&#8217;ai refermé le livre, la première chose qui m&#8217;est venue à l&#8217;esprit était l&#8217;idée de faire grève de cette société moi aussi. D&#8217;ailleurs, en esprit, je suis déjà en grève. ^^ Je serais réellement tenté si un John Galt existait vraiment de passer à l&#8217;acte, malgré un confort moins assuré. Si non seulement les entrepreneurs mais aussi tous ceux qui paient beaucoup plus d&#8217;impôts qu&#8217;ils n&#8217;en reçoivent décidaient de se mettre au SMIC et de ne plus produire de richesse au-delà, il n&#8217;y aurait plus d&#8217;état-providence. En fait, le départ des seuls entrepreneurs vers l&#8217;étranger suffit à appauvrir la richesse, cela se voit tous les jours en France.</p>
<p>Nous n&#8217;avons malheureusement rien appris de ces départs. Un site économique dont je tairai le nom par charité a proposé il y a deux ans d&#8217;instaurer une tranche supérieure d&#8217;impôt sur le revenu de&#8230; 100&nbsp;%.&nbsp;:D Cela dit, sur le plan strictement matériel, il n&#8217;y a plus besoin d&#8217;un John Galt&nbsp;: l&#8217;exil et le montage de sociétés écrans aux Bahamas ou à Singapour sont des moyens aussi simples de créer des emplois ailleurs.</p>
<blockquote><p>Sans ces intelligences supérieures, la région entière s’est appauvrie, les enfants sont réduits à l’illettrisme et l’oisiveté dans d’insalubres taudis, sous la surveillance apathique de femmes au visage laminé par l’indigence, en une véritable dénonciation des idéologies socialistes.</p></blockquote>
<p>Description parfaite d&#8217;un quartier peuplé de cas sociaux. Même les logements offerts deviennent des bouges infâmes et répugnants.</p>
<blockquote><p>La rencontre est réduite au strict nécessaire et dépourvue de son pouvoir saisissant, devenue un dialogue d’une banalité affligeante.</p></blockquote>
<p>C&#8217;est ce qui arrive dès que l&#8217;on crée un film grand public à notre époque. La qualité de ces &laquo;&nbsp;œuvres&nbsp;&raquo; s&#8217;est beaucoup détériorée depuis cinquante ans.</p>
<blockquote><p>Le film semble reprendre avec succès les fastueux portraits dressés par Ayn Rand, représentant les différents visages du socialisme, que ce soit les politiciens, manipulateurs maniérés et affabulateurs, les bureaucrates divers, qui s’efforcent d’élaborer d’interminables décrets qui annihilent liberté et génie, enfin, les socialistes dont les démarches prétendument humanistes et charitables dissimulent une étonnante lâcheté et une haine jalouse de ceux qui réussissent en usant de qualités qu’ils ne possèdent guère, socialistes qui utilisent leur seule aptitude, celle de culpabiliser les entrepreneurs afin de leur extorquer leur argent avec un mépris assumé.</p></blockquote>
<p>Le socialisme est une idéologie de petits commis, de gens frustrés par leur inexistence. Aucune tête ne doit dépasser pour éviter que la leur soit masquée par celles des génies.&nbsp;:)</p>
<blockquote><p>La personnalité de Lilian Rearden est parfaitement représentée, dotée de son esprit manipulateur prompt à la victimisation, attisant la haine du spectateur et une certaine compassion envers Hank Rearden.</p></blockquote>
<p>Caractère d&#8217;ailleurs très féminin. Jamais quelque pouvoir politique n&#8217;aurait dû être donné aux femmes, cela aurait réduit l&#8217;emprise de l&#8217;égalitarisme. Mais la logique du suffrage universel (alors masculin) conduit à le donner à de plus en plus de personnes, même à des condamnés.</p>
<blockquote><p>Mais les motivations profondes de la liaison entre Hank et Dagny sont piètrement expliquées, et cela ressemble, dès les premiers instants, à une amourette stupide et inconséquente entre un époux frustré et une jeune célibataire, alors que leur rapprochement est celui de deux être exceptionnels, deux géants solitaires et incomplets qui parviennent enfin à retrouver leur alter ego, semblables à l’androgyne platonicien.</p></blockquote>
<p>Là encore, il faut plaire au public que l&#8217;on vise, lequel considère que l&#8217;union entre un homme et une femme est purement physique et prend fin dès que le désir n&#8217;est plus. Vous déplorez comme moi que ce soit fait pour plaire aux adolescents mais il faut être réaliste&nbsp;: nos contemporains ont une sexualité d&#8217;adolescents.</p>
<blockquote><p>Eddie qui est, il convient de le préciser, selon les brefs indications données par Rand au sujet de son aspect physique, doté d’une chevelure blonde et d’yeux bleus, devient un métisse insipide dont l’unique fonction est de respecter le pourcentage de diversité, ânonnant derrière Dagny.</p></blockquote>
<p>Le divers est le nouveau surhomme, rien de plus normal de remplacer le blond forcément nazi par un homme ouvert et &laquo;&nbsp;tendance&nbsp;&raquo;. Au passage, quelle gifle à Ayn Rand que celle-ci&nbsp;! Elle qui était opposée à tout égalitarisme voit, depuis la tombe, l&#8217;adaptation de son livre plier devant ce qu&#8217;elle flétrissait.</p>
<blockquote><p>Les chercheurs sont dénués de l’esprit audacieux et conquérant de l’époque</p></blockquote>
<p>Ayn Rand dénonçait les chercheurs véreux, d&#8217;ailleurs. À notre époque, Ayn Rand aurait réglé son compte au GIEC.</p>
<blockquote><p>Lorsque John Galt invente un moteur surprenant qui pourrait clore définitivement la question du carburant, nos «&nbsp;inventeurs&nbsp;» créent de nouveaux téléphones portables dotés d’applications inutiles et superflues.</p></blockquote>
<p>Les pseudo-inventions peuvent être brevetées, ce qui assure de gros bénéfices pour un investissement ridicule, tandis qu&#8217;une invention authentique comporte un risque  commercial majeur. L&#8217;innovation n&#8217;est plus un rêve, une aventure industrielle, une illumination géniale mais une activité engoncée des procédures normatives spirituellement délétères. On marche sur la tête&nbsp;!</p>
<p>Notre société a perdu le goût du risque et je me demande si les brevets sont encore un bien. Un monde sans brevets obligerait toute entreprise à innover en permanence et à ne pas se reposer sur ses lauriers. Les logiciels ne sont pas brevetables en Europe et cela n&#8217;empêche pas les éditeurs d&#8217;y prospérer. Jusqu&#8217;en 1981, il y avait pas de brevet logiciel aux États-Unis et les années 1970 furent florissantes en matière de créativité pour la jeune industrie informatique de la <em>Silicon Valley</em>.</p>
<blockquote><p>La société actuelle nous permet seulement de consommer des futilités, elle se désintéresse d’objectifs élevés.</p></blockquote>
<p>C&#8217;est la conséquence de l&#8217;abolition du risque et de l&#8217;égalité. La créativité est aristocratique, bien peu sont inventifs, même <em>a minima</em>&nbsp;; elle est donc une offense au médiocre. La nouveauté déconcerte, interroge, surprend&nbsp;; c&#8217;est beaucoup trop pour l&#8217;esprit sot qui préfère le confort et la facilité, il vaut mieux avoir tort avec les gauchistes que raison avec les réacs. L&#8217;innovation est un danger, elle pourrait déplaire&nbsp;; le <em>manager</em> veut un produit disponible immédiatement et exploitable sur des sentiers battus et ne prendra pas le risque de proposer un bien pouvant faire sa fortune mais aussi diminuer son intéressement aux bénéfices si le public n&#8217;est pas convaincu.</p>
<blockquote><p>Les industriels de notre siècle sont des progressistes qui soutiennent leurs oppresseurs, les politiciens socialistes, réclament de payer davantage d’impôts, écoutent d’une oreille bienveillante les contes écologistes et humanitaires, supportent des associations gauchistes pour l’éradication de la singularité et de la richesse occidentale sous prétexte de repentance, de négation du génie blanc et, enfin, applaudissent les lois liberticides contre la protection des gouvernements.</p></blockquote>
<p>La pétition écrite afin de payer plus d&#8217;impôts est significative de la collusion des indistriels avec les politiciens, tout ce que dénonce Rand. Quant aux valeurs d&#8217;écologie et d&#8217;ouverture à l&#8217;autre des entreprises d&#8217;aujourd&#8217;hui, vous connaissez mon point de vue. ^^</p>
<p>Chose amusante&nbsp;: Pascal Nègre, patron d&#8217;Universel Music, fait l&#8217;éloge d&#8217;Hadopi et annonce, dans un article grotesque, que le téléchargement a diminué&nbsp;:), ce qui absurde puisque les habitués utilisent d&#8217;autres méthodes. En voilà un que la fermeture de Megaupload réjouit. Il faut dire que ce site allait innover&nbsp;;) en proposant de télécharger gratuitement tout en payant les interprètes (je n&#8217;ose dire &laquo;&nbsp;artistes&nbsp;&raquo;) dans un modèle commercial qui aurait rendu obsolète celui des gros éditeurs de musique. Évidemment, tous les Taggart de cette industrie ont fait fermer le site par une justice aux ordres.</p>
<blockquote><p>Il semble parfois les flatter en leur permettant de croire qu’ils peuvent s’identifier à Hank Rearden et Dagny Taggart alors qu’ils en sont les odieux contraires. Le film ne propose donc strictement rien de révolutionnaire et de choquant.</p></blockquote>
<p>En effet, les industriels se vantent régulièrement d&#8217;être des modèles à suivre et sont persuadés de posséder les qualités morales de Rearden.</p>
<blockquote><p>le public français est descendu tellement bas que ce qui ne défend pas l’égalitarisme bienheureux et l’antiracisme satisfait est forcément une œuvre raciste et réactionnaire.</p></blockquote>
<p>Quel est le film du moment&nbsp;? <em>Intouchables</em>. Ce pays est foutu.</p>
<blockquote><p>C’est pourquoi le désir du réalisateur d’adapter Atlas Shrugged, en insistant sur des gadgets techniques inutiles comme les appareils bluetooth, téléphones portables et autres écrans plats, est une démarche vaine et puérile.</p></blockquote>
<p>Le réalisateur d&#8217;adapte au grand public, pour qui un écran plat est une innovation. S&#8217;il avait adapté l&#8217;œuvres avec de véritables nouveautés (OGM, cellules souches, extraction d&#8217;hydrocarbures en environnement glaciaire, nouveaux modèles de centrales nucléaires) pour montrer les réalisations des hommes de l&#8217;esprit, les gens auraient hurlé à l&#8217;apologie du saccage de la nature par la finance ultralibérale.</p>
<blockquote><p>La philosophie d’Ayn Rand possède une aura transcendante qui n’a cure de tels détails.</p></blockquote>
<p>Je suis entièrement d&#8217;accord. J&#8217;ajoute même que cela abaisse la force de son message.</p>
<blockquote><p>Néanmoins, ces quelques critiques ne peuvent occulter la réalisation adroite et les symboles géniaux dispersés dans le film, et le soin du détail, souvent rare dans des productions de cette modestie.</p></blockquote>
<p>Au contraire, un petit budget interdit l&#8217;avalanche d&#8217;effets spéciaux à l&#8217;utilité douteuse. Il est donc nécessaire de choisir avec goût des éléments qui compenseront le manque de moyens. La mise en scène doit également être irréprochable, sinon le peu de décor sera ressenti comme un manque impossible à combler.</p>
<blockquote><p>Le fait que les acteurs soient des artistes méconnus permet une meilleure identification des personnages aux valeurs randiennes</p></blockquote>
<p>Cela permet aussi d&#8217;échapper aux stars capricieuses. Un acteur peu connu y verra sa chance de se faire connaître davantage donc d&#8217;exceller.</p>
<blockquote><p>Les socialistes, Jim Taggart, Wesley Mouch et Lilian Rearden, par exemple, sont particulièrement haïssables et manipulateurs, tels les politiciens français, ce qui relève du talent, car il est difficile d’égaler une telle fange d’infamie.</p></blockquote>
<p>Ils imitent leurs politiciens, qui valent largmeent les nôtres en petitesse. Les mythes fondateurs des États-Unis les retiennent encore mais ils ne valent pas mieux que les politiciens français, les congressistes américains sont souvent de véritables ordures. S&#8217;ils avaient quelque vertu, Ron Paul ne se détacherait pas autant de cette masse informe.</p>
<blockquote><p>L’initiative d’adapter cette œuvre magistrale et gigantesque doit atténuer la critique de ses défauts inévitables. Le film, quoiqu’il atténue maints aspects de l’objectivisme, demeure une belle défense des valeurs aristocratiques d’effort, d’intelligence, de beauté et surtout de liberté, contre les calculs des politiciens et leurs lois liberticides.</p></blockquote>
<p>Oui, un film empreint de défauts mais défendant la liberté mérite d&#8217;être défendu. Et comme vous le remarquez avec force justesse, les quelques personnes qu&#8217;il pourra réveiller sont déjà une victoire pour la liberté.&nbsp;:)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXI, 49 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2011-49/#comment-775</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 18:09:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=4791#comment-775</guid>
		<description>L&#039;extrait de &lt;em&gt;The Curse of Mankind&lt;/em&gt; me plaît beaucoup, &lt;em&gt;The Ritualist&lt;/em&gt; également.

Je viens de remarquer cet &lt;a href=&quot;http://www.paris-normandie.fr/actu/les-feles-du-disque-vinyle-a-rouen-le-dimanche-18-decembre&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;événement&lt;/a&gt;. Je ne sais pas s&#039;il est intéressant mais l&#039;augmentation de ce type de manifestation montre que le vinyle fait son retour, de la même manière que les beaux livres.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;extrait de <em>The Curse of Mankind</em> me plaît beaucoup, <em>The Ritualist</em> également.</p>
<p>Je viens de remarquer cet <a href="http://www.paris-normandie.fr/actu/les-feles-du-disque-vinyle-a-rouen-le-dimanche-18-decembre" title="Site externe : http://www.paris-normandie.fr/actu/les-feles-du-disque-vinyle-a-rouen-le-dimanche-18-decembre" target="_blank" rel="nofollow">événement</a>. Je ne sais pas s&#8217;il est intéressant mais l&#8217;augmentation de ce type de manifestation montre que le vinyle fait son retour, de la même manière que les beaux livres.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Le Jardin des moines par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/culture/le-jardin-des-moines/#comment-774</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 21:04:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=4787#comment-774</guid>
		<description>Maetel, je me réjouis que vous vous soyez donné du temps pour écrire cette recension.

&lt;blockquote&gt;L’édition française du &lt;em&gt;Jardin des moines&lt;/em&gt; que nous détenons offre une traduction élégante qui dévoile au lecteur francophone une personnalité étrangement attachante, en dépit des erreurs commises et des opinions détestables de cette sinistre figure, une personnalité aspirant à l’élévation de l’esprit, écrasée par la médiocrité de son époque et de l’éducation reçue, dont les sentiments sont étrangement similaires à ceux dont l’âme est révulsée par l’absurdité contemporaine.&lt;/blockquote&gt;

Nombre de dictateurs du &lt;span class=&quot;scps&quot;&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle étaient surdoués. Le simple fait qu&#039;il le soit suffirait à me le rendre sympathique s&#039;il n&#039;y avait pas cette vie de forfaiture.

&lt;blockquote&gt;pourtant doté d’une intelligence supérieure mais égaré par des désirs supérieurs aux devoirs de son temps.&lt;/blockquote&gt;

L&#039;intelligence ne protège pas du socialisme, surtout lorsque l&#039;on a décidé de se servir des deux pour acquérir un pouvoir et l&#039;accroître. Azaña a égaré les masses mais ne s&#039;est pas égaré. Au contraire, il savait parfaitement ce qu&#039;il faisait. Il ne faut pas voir le choix du mal comme un égarement, sinon on risque de ne pas comprendre comment il a su manipuler les foules.

Son passage dans cette école lui a tout appris du totalitarisme et nous aurions tort de penser qu&#039;une scolarité malheureuse nous préserve ensuite de la bassesse de réutiliser cette arme à son profit. Ceux qui ont décidé d&#039;utiliser l&#039;arme scolaire à des fins d&#039;asservissement ne parlaient pas toujours de leur scolarité avec bonheur. Par exemple, Napoléon a militarisé les écoles, il était pourtant le bouc-émissaire de ses condisciples en école militaire.

&lt;blockquote&gt;Manuel Azaña, cet immense talent frustré, s’est parallèlement consacré à sa carrière politique et littéraire. Cet être, doté d’une sensibilité littéraire telle qu’elle ne pouvait que desservir ses desseins politiques, s’illustra pourtant dans des œuvres qui ne privilégiaient aucunement le lyrisme, comme les Causas de la guerra de España et La velada de Benicarló, œuvres teintées d’évidentes allusions politiques.&lt;/blockquote&gt;

Je pense le contraire. Le talent littéraire aide beaucoup à faire de la politique si le charisme y est associé. Cela aide puissamment à écrire de beaux discours qui emporteront la conviction du peuple démocrate.

&lt;blockquote&gt;Azaña détient l’étoffe, la simple lecture de cet ouvrage parvient à le souligner, d’un être éclairé, doté d’une indéniable intelligence, d’une capacité littéraire indiscutable et d’une sensibilité ardente et avide, dont les traits semblent féminins.&lt;/blockquote&gt;

Exprimer ses souffrances revient souvent à dévoiler un aspect de la personnalité (la sensibilité) considéré comme féminin ; de plus, les femmes aiment se confier plus que les hommes, ce qui donne l&#039;impression d&#039;un être efféminé, même s&#039;il ne l&#039;est pas.

&lt;blockquote&gt;L’éducation reçue suscita d’amers souvenirs et frustra cette âme exigeante. Le jeune Azaña est de fait confronté à la rachitique pitance offerte par ses professeurs, pitance qui parvient difficilement à combler une soif spirituelle et intellectuelle particulièrement intarissable.&lt;/blockquote&gt;

Que de souvenirs... Dans mon dos, j&#039;ai entendu des reproches sur mon désintérêt des piètres activités scolaires dès la maternelle. Pourtant, il y avait de quoi être désintéressé. ^^

Sachant que les enseignants répètent souvent que &quot;cet enfant est débile&quot;, il suffit qu&#039;Azaña l&#039;a entendu ou ressenti trop longtemps (les profs du public ne valent guère mieux à ce sujet, cela dit, mais je n&#039;aime guère donner de détails) pour avoir envie de se venger plus tard.

&lt;blockquote&gt;Pourtant habité par un désir sincère de croire en ce Dieu dont les préceptes creux ponctuent les interminables et ennuyeuses études contraintes, Azaña exprime avec une remarquable dignité et une appréciable retenue l’altération régulière de la foi véritable, confronté contre son gré à la stupidité et à l’ineptie des représentants de la sagesse divine.&lt;/blockquote&gt;

En ce qui me concerne, les raisons qui m&#039;ont poussé vers l&#039;athéisme sont indépendantes de l&#039;enseignement catholique et viennent de mon profond rationalisme.

&lt;blockquote&gt;jusqu’à la découverte saisissante de la vérité : incapable d’instruire et d’éduquer les adolescents, l’école religieuse agit tel un repoussoir, innommable vivier de toutes les frustrations et de toutes les débauches, tandis que les élèves s’adonnent avec un dédain farouche à des désirs inassouvis, excités par le sentiment de faute inculqué par des professeurs zélés.&lt;/blockquote&gt;

Les enfants de subventionnés (mais qui ne pouvaient pas s&#039;empêcher de critiquer les fonctionnaires officiels) se présentent de petits saints à la messe et de grands sportifs (mon collège pratiquait le culte du corps à outrance) étaient d&#039;ailleurs les pires, les plus vulgaires avec les filles, les plus accrocs à la cigarette et à la bouteille, les plus malhonnêtes et les plus dénués de morale, se croyant tous les droits. Vous les auriez adorés.

L&#039;important pour eux était de &quot;se décoincer&quot; et de jouer les faux rebelles (exactement comme les petits cons qu&#039;Azaña a côtoyés), ce qui explique leur attitude méprisable. De vrais petits modernes écervelés ! De là à dire que ce genre d&#039;école incite à la modernitude, il n&#039;y a qu&#039;un pas.

&lt;blockquote&gt;Selon Azaña, l’éducation reçue était fertile en concepts inaccessibles et terrifiants, et dépourvue d’éléments intelligibles éveillant la sensibilité personnelle des enfants. Hébétés par ces notions incompréhensibles, récitées stupidement et ressassées éternellement, les élèves perdirent rapidement l’intérêt qu’ils portaient à l’insipide psalmodie des enseignants. L’école, l’exemple de l’école française est éloquent, n’instruit guère de jeunes goujats velléitaires, qu’elle élève en véritables érudits spirituels et instruits.&lt;/blockquote&gt;

En peu de mots, le meilleur élève est celui qui apprend le mieux ses leçons par cœur, comme à l&#039;école coranique.

&lt;blockquote&gt;Car professeurs et religieux sont certes dotés de personnalités atypiques mais foncièrement grossières et risibles, achevant de caricaturer un enseignement fade et futile, d’une indicible pauvreté, reposant sur un programme restreint, dont l’aspect étriqué est un accablement perpétuel.&lt;/blockquote&gt;

Lorsque des personnes intelligentes découvrent qu&#039;elles ont pour point commun de haïr l&#039;école, il se passe toujours entre elles des échanges savoureux :) sur les profs lorsqu&#039;ils se rencontrent.

&lt;blockquote&gt;Ce formaliste étriqué accable le désir d’épanouissement et d’élévation des enfants doués, rabaissés par cet enseignement d’une consternante sécheresse, enseignement qui vainc la curiosité, annihile la ferveur et dénature l’élève, qui devient un parfait esclave des dogmes inculqués en un éternel recommencement, détruisant réflexion individuelle et esprit critique.&lt;/blockquote&gt;

Vous pouvez ajouter qu&#039;elle altère leur bon goût. J&#039;en sais quelque chose... Heureusement, tout n&#039;était pas perdu.

&lt;blockquote&gt;Donc, chaque pensée particulière, chaque geste indépendant et chaque intérêt inusuel sont considérés comme le stigmate effroyable de quelque monstruosité qu’il convient d’annihiler.&lt;/blockquote&gt;

Je suis évidemment entièrement d&#039;accord.

&lt;blockquote&gt;Or, Azaña s’adonne à la lecture d’ouvrages interdits&lt;/blockquote&gt;

J&#039;étais plutôt un geek scientifique (et le suis toujours :p), mais le but est le même : entretenir une flamme et s&#039;évader loin de cette prison scolaire.

&lt;blockquote&gt;Azaña donne des portraits particulièrement désopilants de ses professeurs, portraits qui révèlent leur idiotie et leur vulgarité&lt;/blockquote&gt;

J&#039;en aurais également beaucoup à raconter sur les miens. ^^

&lt;blockquote&gt;Ceux que l’ennui insupporte s’adonnent aux tribulations des vices, des violences et des fraudes. Ils sélectionnent dès lors le souffre-douleur de l’école, celui qui doit subir les brimades et les violences, et qui est évidemment celui qui possède une attitude décente, un attrait pour l’effort, sinon un goût pour l’honnêteté.&lt;/blockquote&gt;

C&#039;est exactement ainsi que cela se passe. Je n&#039;aurais pu mieux le décrire.

Quand on laisse les barbares ensemble, ils ne se civilisent pas mais deviennent encore plus barbares. Lorsque l&#039;on y réfléchit, c&#039;est évident.  Que très peu de gens y aient pensé rappelle que l&#039;endoctrinement scolaire est diaboliquement efficace.

&lt;blockquote&gt;Incapable de mûrir une pensée indépendante et de forger des mœurs individuelles, l’élève devient l’oisillon sot qui réclame la becquée quotidienne des professeurs, puis, à l’âge adulte, celle des gouvernements et des médias.&lt;/blockquote&gt;

Assistanat intellectuel et financier, même combat. On ne peut pas abattre l&#039;un sans éradiquer l&#039;autre.

&lt;blockquote&gt;les devoirs sont proscrits&lt;/blockquote&gt;

Entièrement faux, malgré tout le respect que je vous dois et que vous méritez. :) Il y a des devoirs implicites, que l&#039;enfant accomplit avec plaisir, comme regarder la télévision. C&#039;est une démarche parfaitement logique : l&#039;enfant apprend l&#039;égalité et l&#039;abrutissement à l&#039;école et fait ses devoirs en regardant la télévision qui lui inculque exactement la même chose.

&lt;blockquote&gt;Les enseignants, orgueilleux et fiers de leurs privilèges dérisoires, les administrations, consacrées à leur aversion envers autrui, les bastions de crétins syndiqués dont l’objectif est de décourager les insoumis restants, l’école est l’industrie de l’abrutissement – et de l’asservissement – de la jeunesse.&lt;/blockquote&gt;

Les petits pouvoirs attirent les minables, qui assouviront leur frustration sur des personnes sans défense.

&lt;blockquote&gt;L’isolement est aussitôt considéré comme le signe précurseur d’une anormalité indicible.L’enseignement devient donc le contraire de l’épanouissement individuel, qui n’existe que grâce à l’isolement salutaire dans les ouvrages et les arts. L’école agit comme puissance destructrice d’individualité visant à instiller chez l’élève une certaine vision de la normalité, reposant assurément sur la médiocrité.&lt;/blockquote&gt;

L&#039;enfant intelligent est un furoncle sur le visage plat de la médiocrité. Il faut désinfecter, avec violence et traitements lourds s&#039;il résiste aux antibiotiques scolaires.

&lt;blockquote&gt;L’école devient donc une véritable épreuve de torture, où l’élève est soumis à l’amputation acharnée et cruelle des ses singularités, jusqu’au viol de son âme, qui devient la réplique fidèle de l’âme vulgaire.&lt;/blockquote&gt;

Vous avez trouvé le mot juste. Pour un surdoué, l&#039;école est un viol spirituel d&#039;un violence insoutenable.

&lt;blockquote&gt;L’école est effectivement l’endroit où règnent jalousie, cruauté et hypocrisie et où l’élève est forcé de côtoyer ses semblables dans le maintien de mœurs primitives. L’école, plutôt que d’enseigner des valeurs justes et appréciables, apprend la duplicité car, du fait de l’inquisition perpétuelle des enseignants, chaque signe d’individualité est hautement punissable.&lt;/blockquote&gt;

L&#039;école est une banlieue sensible en miniature, la société socialiste idéale.

&lt;blockquote&gt;Les élèves doués et solitaires, brimés par les écoliers idiots, deviennent de véritables proscrits, aucunement soutenus par les professeurs et religieux, pourtant censés protéger précieusement les élèves intelligents ; ils soutiennent au contraire leur soumission et leur abrutissement sous l’influence douloureuse des jeunes sauvages.&lt;/blockquote&gt;

Tous les élèves qui ont vécu ce calvaire sont pris dans un système pervers, parce qu&#039;ils croient que les profs finiront par leur venir en aide, parce qu&#039;ils pensent qu&#039;ils ne savent pas. Ils ne se doutent pas que les enseignants ont librement choisi de les maintenir en enfer ; ils ne se contentent pas de les humilier et faire humilier, ils font en sorte qu&#039;ils ne puissent jamais désigner leurs ennemis et leur témoigner un juste et souverain mépris.

&lt;blockquote&gt;Encouragés par l’interminable ineptie des cours, les élèves deviennent paresseux et fainéants.&lt;/blockquote&gt;

Je confesse l&#039;être un peu moi-même.

&lt;blockquote&gt;Il faut être un barbare pour se plaire dans la compagnie des étudiants. En général, chez les élèves, les instincts bestiaux s’extériorisent par vagues et sous prétexte de camaraderie abaissent les barrières qu’érige l’éducation pour rendre possible la vie en société. Une masse d’étudiants dégénère rapidement en une foule agitée, liée par la bassesse commune.&lt;/blockquote&gt;

Il n&#039;y a rien de plus stupide et méchant qu&#039;un troupeau d&#039;étudiants, vous l&#039;avez connu de près. C&#039;est pourquoi les étudiants sont si nombreux malgré leur inaptitude crasse aux études.

&lt;blockquote&gt;Le jeune Azaña, doté d’une nature romantique jurant particulièrement avec son époque et les réalités de l’enseignement, parvient à s’apaiser et s’échapper en contemplant le jardin ornant le monastère&lt;/blockquote&gt;

J&#039;aime beaucoup, l&#039;été venu, m&#039;installer sous un arbre et réfléchir longuement, c&#039;est un plaisir que je goûte avec force délectation. Je préfère les jardins fleuris à ceux non fleuris, j&#039;espère que ce ne sera pas vu comme un efféminement coupable (je plaisante ;)).

&lt;blockquote&gt;L’élève doit être une coquille impersonnelle et inconsistante, destinée à la banale position de fonctionnaire bigot et craintif.
(...)
Larve de fonctionnaire qui deviendra père de famille dès qu’il sera dégagé des obligations militaires : c’est ce qu’indique l’écriteau qu’on vous accroche au cou.&lt;/blockquote&gt;

Et chair à canon lorsqu&#039;il est français ou allemand. Ce n&#039;est pas un écriteau mais un tatouage qui vous est imposé.

&lt;blockquote&gt;Cette sensibilité supérieure et cette intelligence incontestable deviennent de véritables fardeaux dont il est coupable, plutôt que d’être, naturellement, des dons que les professeurs et religieux devraient cultiver et déployer.&lt;/blockquote&gt;

L&#039;enseignement scolaire vise à produire des robots, or un être sensible est le contraire d&#039;un robot, donc l&#039;enseignement scolaire n&#039;aime pas les êtres sensibles.

&lt;blockquote&gt;Les connaissances acquises sont frivoles et inutiles, comparables au dressage de quelque primate savant, dont les aptitudes ne sont que façade. Les pénibles efforts pour acquérir et retenir ces connaissances s’avèrent donc inutiles.&lt;/blockquote&gt;

La plupart les oublient d&#039;ailleurs pendant les vacances d&#039;été. L&#039;amnésie collective dont étaient victimes les abais (quelqu&#039;un que l&#039;on cherche à abaisser plutôt qu&#039;à élever, la prononciation n&#039;est pas proche de celle de &quot;abeille&quot; sans raison ;)) d&#039;une année sur l&#039;autre me frappait.

&lt;blockquote&gt;Confronté à un christianisme dégénéré, dont les représentants sont des ridicules, Azaña devient brièvement païen et se repaît d’innocents mythes champêtres qui flattent son affection envers la nature, qu’il considère comme plus tendre et vif que les gesticulations de quelque prêtre lors de la messe.&lt;/blockquote&gt;

Le problème est que les païens de ce pays me rappellent beaucoup les paysans cathos, ce qui en fait un repoussoir.

&lt;blockquote&gt;La soif de savoir, pervertie par l’éducation religieuse et ses maintes bassesses, s’est muée en soif de pouvoir et, quoique les critiques d’Azaña soient souvent d’une profonde justesse, l’orgueil démesuré qu’a nourri cet être supérieur, confronté pendant l’enfance à des médiocres, provoqua la ruine d’une existence et d’une nation.&lt;/blockquote&gt;

La ruine d&#039;une nation mais non la sienne, si ce n&#039;est quand il a été dépassé par ses alliés communistes. J&#039;ai moi-même un temps rêvé du pouvoir pour exercer une vengeance, j&#039;aurais pu devenir un nouvel Azaña si je n&#039;avais pas rejeté le socialisme dans lequel j&#039;ai été éduqué. Heureusement que je suis sorti de cette pestilence.

&lt;blockquote&gt;L’ouvrage d’Azaña est éclairant sur ce qu’une société, telle que la société française, doit craindre dans son exaltation de l’instruction obligatoire et de l’inénarrable égalité, qui n’offre que des idiots et des frustrés.&lt;/blockquote&gt;

J&#039;irai beaucoup plus loin que vous, Maetel. Lorsque l&#039;Europe sera libérée, nous prendrons conscience que l&#039;école obligatoire aura été l&#039;invention la plus aboutie pour trahir et détruire notre civilisation, ruiner l&#039;individu et l&#039;asservir. Nous saurons comment cette folie collective a été mise en place et nous jurerons de ne jamais recommencer.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Maetel, je me réjouis que vous vous soyez donné du temps pour écrire cette recension.</p>
<blockquote><p>L’édition française du <em>Jardin des moines</em> que nous détenons offre une traduction élégante qui dévoile au lecteur francophone une personnalité étrangement attachante, en dépit des erreurs commises et des opinions détestables de cette sinistre figure, une personnalité aspirant à l’élévation de l’esprit, écrasée par la médiocrité de son époque et de l’éducation reçue, dont les sentiments sont étrangement similaires à ceux dont l’âme est révulsée par l’absurdité contemporaine.</p></blockquote>
<p>Nombre de dictateurs du <span class="scps">xx</span><sup>e</sup> siècle étaient surdoués. Le simple fait qu&#8217;il le soit suffirait à me le rendre sympathique s&#8217;il n&#8217;y avait pas cette vie de forfaiture.</p>
<blockquote><p>pourtant doté d’une intelligence supérieure mais égaré par des désirs supérieurs aux devoirs de son temps.</p></blockquote>
<p>L&#8217;intelligence ne protège pas du socialisme, surtout lorsque l&#8217;on a décidé de se servir des deux pour acquérir un pouvoir et l&#8217;accroître. Azaña a égaré les masses mais ne s&#8217;est pas égaré. Au contraire, il savait parfaitement ce qu&#8217;il faisait. Il ne faut pas voir le choix du mal comme un égarement, sinon on risque de ne pas comprendre comment il a su manipuler les foules.</p>
<p>Son passage dans cette école lui a tout appris du totalitarisme et nous aurions tort de penser qu&#8217;une scolarité malheureuse nous préserve ensuite de la bassesse de réutiliser cette arme à son profit. Ceux qui ont décidé d&#8217;utiliser l&#8217;arme scolaire à des fins d&#8217;asservissement ne parlaient pas toujours de leur scolarité avec bonheur. Par exemple, Napoléon a militarisé les écoles, il était pourtant le bouc-émissaire de ses condisciples en école militaire.</p>
<blockquote><p>Manuel Azaña, cet immense talent frustré, s’est parallèlement consacré à sa carrière politique et littéraire. Cet être, doté d’une sensibilité littéraire telle qu’elle ne pouvait que desservir ses desseins politiques, s’illustra pourtant dans des œuvres qui ne privilégiaient aucunement le lyrisme, comme les Causas de la guerra de España et La velada de Benicarló, œuvres teintées d’évidentes allusions politiques.</p></blockquote>
<p>Je pense le contraire. Le talent littéraire aide beaucoup à faire de la politique si le charisme y est associé. Cela aide puissamment à écrire de beaux discours qui emporteront la conviction du peuple démocrate.</p>
<blockquote><p>Azaña détient l’étoffe, la simple lecture de cet ouvrage parvient à le souligner, d’un être éclairé, doté d’une indéniable intelligence, d’une capacité littéraire indiscutable et d’une sensibilité ardente et avide, dont les traits semblent féminins.</p></blockquote>
<p>Exprimer ses souffrances revient souvent à dévoiler un aspect de la personnalité (la sensibilité) considéré comme féminin&nbsp;; de plus, les femmes aiment se confier plus que les hommes, ce qui donne l&#8217;impression d&#8217;un être efféminé, même s&#8217;il ne l&#8217;est pas.</p>
<blockquote><p>L’éducation reçue suscita d’amers souvenirs et frustra cette âme exigeante. Le jeune Azaña est de fait confronté à la rachitique pitance offerte par ses professeurs, pitance qui parvient difficilement à combler une soif spirituelle et intellectuelle particulièrement intarissable.</p></blockquote>
<p>Que de souvenirs&#8230; Dans mon dos, j&#8217;ai entendu des reproches sur mon désintérêt des piètres activités scolaires dès la maternelle. Pourtant, il y avait de quoi être désintéressé. ^^</p>
<p>Sachant que les enseignants répètent souvent que &laquo;&nbsp;cet enfant est débile&nbsp;&raquo;, il suffit qu&#8217;Azaña l&#8217;a entendu ou ressenti trop longtemps (les profs du public ne valent guère mieux à ce sujet, cela dit, mais je n&#8217;aime guère donner de détails) pour avoir envie de se venger plus tard.</p>
<blockquote><p>Pourtant habité par un désir sincère de croire en ce Dieu dont les préceptes creux ponctuent les interminables et ennuyeuses études contraintes, Azaña exprime avec une remarquable dignité et une appréciable retenue l’altération régulière de la foi véritable, confronté contre son gré à la stupidité et à l’ineptie des représentants de la sagesse divine.</p></blockquote>
<p>En ce qui me concerne, les raisons qui m&#8217;ont poussé vers l&#8217;athéisme sont indépendantes de l&#8217;enseignement catholique et viennent de mon profond rationalisme.</p>
<blockquote><p>jusqu’à la découverte saisissante de la vérité&nbsp;: incapable d’instruire et d’éduquer les adolescents, l’école religieuse agit tel un repoussoir, innommable vivier de toutes les frustrations et de toutes les débauches, tandis que les élèves s’adonnent avec un dédain farouche à des désirs inassouvis, excités par le sentiment de faute inculqué par des professeurs zélés.</p></blockquote>
<p>Les enfants de subventionnés (mais qui ne pouvaient pas s&#8217;empêcher de critiquer les fonctionnaires officiels) se présentent de petits saints à la messe et de grands sportifs (mon collège pratiquait le culte du corps à outrance) étaient d&#8217;ailleurs les pires, les plus vulgaires avec les filles, les plus accrocs à la cigarette et à la bouteille, les plus malhonnêtes et les plus dénués de morale, se croyant tous les droits. Vous les auriez adorés.</p>
<p>L&#8217;important pour eux était de &laquo;&nbsp;se décoincer&nbsp;&raquo; et de jouer les faux rebelles (exactement comme les petits cons qu&#8217;Azaña a côtoyés), ce qui explique leur attitude méprisable. De vrais petits modernes écervelés&nbsp;! De là à dire que ce genre d&#8217;école incite à la modernitude, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas.</p>
<blockquote><p>Selon Azaña, l’éducation reçue était fertile en concepts inaccessibles et terrifiants, et dépourvue d’éléments intelligibles éveillant la sensibilité personnelle des enfants. Hébétés par ces notions incompréhensibles, récitées stupidement et ressassées éternellement, les élèves perdirent rapidement l’intérêt qu’ils portaient à l’insipide psalmodie des enseignants. L’école, l’exemple de l’école française est éloquent, n’instruit guère de jeunes goujats velléitaires, qu’elle élève en véritables érudits spirituels et instruits.</p></blockquote>
<p>En peu de mots, le meilleur élève est celui qui apprend le mieux ses leçons par cœur, comme à l&#8217;école coranique.</p>
<blockquote><p>Car professeurs et religieux sont certes dotés de personnalités atypiques mais foncièrement grossières et risibles, achevant de caricaturer un enseignement fade et futile, d’une indicible pauvreté, reposant sur un programme restreint, dont l’aspect étriqué est un accablement perpétuel.</p></blockquote>
<p>Lorsque des personnes intelligentes découvrent qu&#8217;elles ont pour point commun de haïr l&#8217;école, il se passe toujours entre elles des échanges savoureux&nbsp;:) sur les profs lorsqu&#8217;ils se rencontrent.</p>
<blockquote><p>Ce formaliste étriqué accable le désir d’épanouissement et d’élévation des enfants doués, rabaissés par cet enseignement d’une consternante sécheresse, enseignement qui vainc la curiosité, annihile la ferveur et dénature l’élève, qui devient un parfait esclave des dogmes inculqués en un éternel recommencement, détruisant réflexion individuelle et esprit critique.</p></blockquote>
<p>Vous pouvez ajouter qu&#8217;elle altère leur bon goût. J&#8217;en sais quelque chose&#8230; Heureusement, tout n&#8217;était pas perdu.</p>
<blockquote><p>Donc, chaque pensée particulière, chaque geste indépendant et chaque intérêt inusuel sont considérés comme le stigmate effroyable de quelque monstruosité qu’il convient d’annihiler.</p></blockquote>
<p>Je suis évidemment entièrement d&#8217;accord.</p>
<blockquote><p>Or, Azaña s’adonne à la lecture d’ouvrages interdits</p></blockquote>
<p>J&#8217;étais plutôt un geek scientifique (et le suis toujours&nbsp;:p), mais le but est le même&nbsp;: entretenir une flamme et s&#8217;évader loin de cette prison scolaire.</p>
<blockquote><p>Azaña donne des portraits particulièrement désopilants de ses professeurs, portraits qui révèlent leur idiotie et leur vulgarité</p></blockquote>
<p>J&#8217;en aurais également beaucoup à raconter sur les miens. ^^</p>
<blockquote><p>Ceux que l’ennui insupporte s’adonnent aux tribulations des vices, des violences et des fraudes. Ils sélectionnent dès lors le souffre-douleur de l’école, celui qui doit subir les brimades et les violences, et qui est évidemment celui qui possède une attitude décente, un attrait pour l’effort, sinon un goût pour l’honnêteté.</p></blockquote>
<p>C&#8217;est exactement ainsi que cela se passe. Je n&#8217;aurais pu mieux le décrire.</p>
<p>Quand on laisse les barbares ensemble, ils ne se civilisent pas mais deviennent encore plus barbares. Lorsque l&#8217;on y réfléchit, c&#8217;est évident.  Que très peu de gens y aient pensé rappelle que l&#8217;endoctrinement scolaire est diaboliquement efficace.</p>
<blockquote><p>Incapable de mûrir une pensée indépendante et de forger des mœurs individuelles, l’élève devient l’oisillon sot qui réclame la becquée quotidienne des professeurs, puis, à l’âge adulte, celle des gouvernements et des médias.</p></blockquote>
<p>Assistanat intellectuel et financier, même combat. On ne peut pas abattre l&#8217;un sans éradiquer l&#8217;autre.</p>
<blockquote><p>les devoirs sont proscrits</p></blockquote>
<p>Entièrement faux, malgré tout le respect que je vous dois et que vous méritez.&nbsp;:) Il y a des devoirs implicites, que l&#8217;enfant accomplit avec plaisir, comme regarder la télévision. C&#8217;est une démarche parfaitement logique&nbsp;: l&#8217;enfant apprend l&#8217;égalité et l&#8217;abrutissement à l&#8217;école et fait ses devoirs en regardant la télévision qui lui inculque exactement la même chose.</p>
<blockquote><p>Les enseignants, orgueilleux et fiers de leurs privilèges dérisoires, les administrations, consacrées à leur aversion envers autrui, les bastions de crétins syndiqués dont l’objectif est de décourager les insoumis restants, l’école est l’industrie de l’abrutissement – et de l’asservissement – de la jeunesse.</p></blockquote>
<p>Les petits pouvoirs attirent les minables, qui assouviront leur frustration sur des personnes sans défense.</p>
<blockquote><p>L’isolement est aussitôt considéré comme le signe précurseur d’une anormalité indicible.L’enseignement devient donc le contraire de l’épanouissement individuel, qui n’existe que grâce à l’isolement salutaire dans les ouvrages et les arts. L’école agit comme puissance destructrice d’individualité visant à instiller chez l’élève une certaine vision de la normalité, reposant assurément sur la médiocrité.</p></blockquote>
<p>L&#8217;enfant intelligent est un furoncle sur le visage plat de la médiocrité. Il faut désinfecter, avec violence et traitements lourds s&#8217;il résiste aux antibiotiques scolaires.</p>
<blockquote><p>L’école devient donc une véritable épreuve de torture, où l’élève est soumis à l’amputation acharnée et cruelle des ses singularités, jusqu’au viol de son âme, qui devient la réplique fidèle de l’âme vulgaire.</p></blockquote>
<p>Vous avez trouvé le mot juste. Pour un surdoué, l&#8217;école est un viol spirituel d&#8217;un violence insoutenable.</p>
<blockquote><p>L’école est effectivement l’endroit où règnent jalousie, cruauté et hypocrisie et où l’élève est forcé de côtoyer ses semblables dans le maintien de mœurs primitives. L’école, plutôt que d’enseigner des valeurs justes et appréciables, apprend la duplicité car, du fait de l’inquisition perpétuelle des enseignants, chaque signe d’individualité est hautement punissable.</p></blockquote>
<p>L&#8217;école est une banlieue sensible en miniature, la société socialiste idéale.</p>
<blockquote><p>Les élèves doués et solitaires, brimés par les écoliers idiots, deviennent de véritables proscrits, aucunement soutenus par les professeurs et religieux, pourtant censés protéger précieusement les élèves intelligents&nbsp;; ils soutiennent au contraire leur soumission et leur abrutissement sous l’influence douloureuse des jeunes sauvages.</p></blockquote>
<p>Tous les élèves qui ont vécu ce calvaire sont pris dans un système pervers, parce qu&#8217;ils croient que les profs finiront par leur venir en aide, parce qu&#8217;ils pensent qu&#8217;ils ne savent pas. Ils ne se doutent pas que les enseignants ont librement choisi de les maintenir en enfer&nbsp;; ils ne se contentent pas de les humilier et faire humilier, ils font en sorte qu&#8217;ils ne puissent jamais désigner leurs ennemis et leur témoigner un juste et souverain mépris.</p>
<blockquote><p>Encouragés par l’interminable ineptie des cours, les élèves deviennent paresseux et fainéants.</p></blockquote>
<p>Je confesse l&#8217;être un peu moi-même.</p>
<blockquote><p>Il faut être un barbare pour se plaire dans la compagnie des étudiants. En général, chez les élèves, les instincts bestiaux s’extériorisent par vagues et sous prétexte de camaraderie abaissent les barrières qu’érige l’éducation pour rendre possible la vie en société. Une masse d’étudiants dégénère rapidement en une foule agitée, liée par la bassesse commune.</p></blockquote>
<p>Il n&#8217;y a rien de plus stupide et méchant qu&#8217;un troupeau d&#8217;étudiants, vous l&#8217;avez connu de près. C&#8217;est pourquoi les étudiants sont si nombreux malgré leur inaptitude crasse aux études.</p>
<blockquote><p>Le jeune Azaña, doté d’une nature romantique jurant particulièrement avec son époque et les réalités de l’enseignement, parvient à s’apaiser et s’échapper en contemplant le jardin ornant le monastère</p></blockquote>
<p>J&#8217;aime beaucoup, l&#8217;été venu, m&#8217;installer sous un arbre et réfléchir longuement, c&#8217;est un plaisir que je goûte avec force délectation. Je préfère les jardins fleuris à ceux non fleuris, j&#8217;espère que ce ne sera pas vu comme un efféminement coupable (je plaisante&nbsp;;)).</p>
<blockquote><p>L’élève doit être une coquille impersonnelle et inconsistante, destinée à la banale position de fonctionnaire bigot et craintif.<br />
(&#8230;)<br />
Larve de fonctionnaire qui deviendra père de famille dès qu’il sera dégagé des obligations militaires&nbsp;: c’est ce qu’indique l’écriteau qu’on vous accroche au cou.</p></blockquote>
<p>Et chair à canon lorsqu&#8217;il est français ou allemand. Ce n&#8217;est pas un écriteau mais un tatouage qui vous est imposé.</p>
<blockquote><p>Cette sensibilité supérieure et cette intelligence incontestable deviennent de véritables fardeaux dont il est coupable, plutôt que d’être, naturellement, des dons que les professeurs et religieux devraient cultiver et déployer.</p></blockquote>
<p>L&#8217;enseignement scolaire vise à produire des robots, or un être sensible est le contraire d&#8217;un robot, donc l&#8217;enseignement scolaire n&#8217;aime pas les êtres sensibles.</p>
<blockquote><p>Les connaissances acquises sont frivoles et inutiles, comparables au dressage de quelque primate savant, dont les aptitudes ne sont que façade. Les pénibles efforts pour acquérir et retenir ces connaissances s’avèrent donc inutiles.</p></blockquote>
<p>La plupart les oublient d&#8217;ailleurs pendant les vacances d&#8217;été. L&#8217;amnésie collective dont étaient victimes les abais (quelqu&#8217;un que l&#8217;on cherche à abaisser plutôt qu&#8217;à élever, la prononciation n&#8217;est pas proche de celle de &laquo;&nbsp;abeille&nbsp;&raquo; sans raison&nbsp;;)) d&#8217;une année sur l&#8217;autre me frappait.</p>
<blockquote><p>Confronté à un christianisme dégénéré, dont les représentants sont des ridicules, Azaña devient brièvement païen et se repaît d’innocents mythes champêtres qui flattent son affection envers la nature, qu’il considère comme plus tendre et vif que les gesticulations de quelque prêtre lors de la messe.</p></blockquote>
<p>Le problème est que les païens de ce pays me rappellent beaucoup les paysans cathos, ce qui en fait un repoussoir.</p>
<blockquote><p>La soif de savoir, pervertie par l’éducation religieuse et ses maintes bassesses, s’est muée en soif de pouvoir et, quoique les critiques d’Azaña soient souvent d’une profonde justesse, l’orgueil démesuré qu’a nourri cet être supérieur, confronté pendant l’enfance à des médiocres, provoqua la ruine d’une existence et d’une nation.</p></blockquote>
<p>La ruine d&#8217;une nation mais non la sienne, si ce n&#8217;est quand il a été dépassé par ses alliés communistes. J&#8217;ai moi-même un temps rêvé du pouvoir pour exercer une vengeance, j&#8217;aurais pu devenir un nouvel Azaña si je n&#8217;avais pas rejeté le socialisme dans lequel j&#8217;ai été éduqué. Heureusement que je suis sorti de cette pestilence.</p>
<blockquote><p>L’ouvrage d’Azaña est éclairant sur ce qu’une société, telle que la société française, doit craindre dans son exaltation de l’instruction obligatoire et de l’inénarrable égalité, qui n’offre que des idiots et des frustrés.</p></blockquote>
<p>J&#8217;irai beaucoup plus loin que vous, Maetel. Lorsque l&#8217;Europe sera libérée, nous prendrons conscience que l&#8217;école obligatoire aura été l&#8217;invention la plus aboutie pour trahir et détruire notre civilisation, ruiner l&#8217;individu et l&#8217;asservir. Nous saurons comment cette folie collective a été mise en place et nous jurerons de ne jamais recommencer.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXI, 48 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2011-48/#comment-773</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Dec 2011 22:25:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=11052#comment-773</guid>
		<description>La pochette de Blasphemophagher est fantastique. O_o Un chef-d&#039;œuvre !

En ce qui concerne la musique, &lt;em&gt;In the Darkness&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Mourning Soul&lt;/em&gt; sont particulièrement réussis.

Le Metal est un petit marché par rapport à l&#039;insoutenable &quot;variété&quot; et ses auditeurs sont relativement rares. Comment les auteurs et musiciens parviennent-ils à vivre de leur art (si c&#039;est le cas, d&#039;ailleurs) ? Quel est leur modèle économique ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La pochette de Blasphemophagher est fantastique. O_o Un chef-d&#8217;œuvre&nbsp;!</p>
<p>En ce qui concerne la musique, <em>In the Darkness</em> et <em>Mourning Soul</em> sont particulièrement réussis.</p>
<p>Le Metal est un petit marché par rapport à l&#8217;insoutenable &laquo;&nbsp;variété&nbsp;&raquo; et ses auditeurs sont relativement rares. Comment les auteurs et musiciens parviennent-ils à vivre de leur art (si c&#8217;est le cas, d&#8217;ailleurs)&nbsp;? Quel est leur modèle économique&nbsp;?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXI, 47 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2011-47/#comment-772</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 21:22:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=10980#comment-772</guid>
		<description>Au temps pour moi, j&#039;avais confondu avec Luca Turilli (pour l&#039;image présentée, non pour la musique).

La deuxième partie d&#039;Atlas Shrugged bénéficiera d&#039;un budget plus conséquent. J&#039;espère que cela se ressentira sur la qualité générale du film et non seulement sur les effets spéciaux.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Au temps pour moi, j&#8217;avais confondu avec Luca Turilli (pour l&#8217;image présentée, non pour la musique).</p>
<p>La deuxième partie d&#8217;Atlas Shrugged bénéficiera d&#8217;un budget plus conséquent. J&#8217;espère que cela se ressentira sur la qualité générale du film et non seulement sur les effets spéciaux.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXI, 47 par Thorkaël</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2011-47/#comment-771</link>
		<dc:creator>Thorkaël</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 10:15:43 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=10980#comment-771</guid>
		<description>&lt;blockquote cite=&quot;comment-770&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;#comment-770&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Amalrik&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; :
Je rends aussi hommage au travail admirable de l’éditeur sur les disques.&lt;/blockquote&gt;

Lequel ? ;)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<blockquote cite="comment-770"><p><strong><a href="#comment-770" rel="nofollow">Amalrik</a></strong>&nbsp;:<br />
Je rends aussi hommage au travail admirable de l’éditeur sur les disques.</p></blockquote>
<p>Lequel&nbsp;?&nbsp;;)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXI, 47 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2011-47/#comment-770</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 21:04:11 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=10980#comment-770</guid>
		<description>&lt;em&gt;The Great Disappointment&lt;/em&gt; est sublime ! :) Je rends aussi hommage au travail admirable de l&#039;éditeur sur les disques.

Dans un registre plus sombre, j&#039;apprécie beaucoup &lt;em&gt;Satanic Royalty&lt;/em&gt;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><em>The Great Disappointment</em> est sublime&nbsp;!&nbsp;:) Je rends aussi hommage au travail admirable de l&#8217;éditeur sur les disques.</p>
<p>Dans un registre plus sombre, j&#8217;apprécie beaucoup <em>Satanic Royalty</em>.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXI, 46 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2011-46/#comment-769</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 17:17:01 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=10942#comment-769</guid>
		<description>J&#039;ai fait un tour sur les sites où il publie. L&#039;homme est courageux, d&#039;autant plus que la Grande-Bretagne est un enfer multiculturel. Sa plume est agréable à lire et témoigne d&#039;une vraie culture. Je suivrai ses prestations, notamment sur The Occidental Observer.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai fait un tour sur les sites où il publie. L&#8217;homme est courageux, d&#8217;autant plus que la Grande-Bretagne est un enfer multiculturel. Sa plume est agréable à lire et témoigne d&#8217;une vraie culture. Je suivrai ses prestations, notamment sur The Occidental Observer.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXI, 46 par Thorkaël</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2011-46/#comment-768</link>
		<dc:creator>Thorkaël</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 22:37:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=10942#comment-768</guid>
		<description>&lt;blockquote cite=&quot;comment-766&quot;&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;#comment-766&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Amalrik&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : 
Quel est le style de musique joué par Reclusa ? Quel type de Metal, pour être exact ?&lt;/blockquote&gt;

Ce n’est pas du Metal, du moins pas seulement. C’est un mélange de Doom Metal, tendant vers le Drone, et de musique électronique et industrielle.

&lt;blockquote cite=&quot;comment-766&quot;&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;#comment-766&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Amalrik&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; : 
Et Alex Kurtagić est-il un bon écrivain ?&lt;/blockquote&gt;

Aucune idée, nous le découvrirons à la lecture prochaine du livre ;)

Vous pouvez d’ores et déjà apprécier sa prose d’essayiste dans ses articles pour, entres autres, &lt;a href=&quot;http://www.alternativeright.com/authors/alex-kurtagic/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Alternative Right&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.vdare.com/users/alex-kurtagic&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Virginia Dare&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://takimag.com/contributor/Alex%20Kurtagic/167&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Taki’s Magazine&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.theoccidentalobserver.net/author/alexkurtagic/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;The Occidental Observer&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.toqonline.com/author/akurtagic/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;The Occidental Quarterly&lt;/a&gt;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<blockquote cite="comment-766"><p>
<strong><a href="#comment-766" rel="nofollow">Amalrik</a></strong>&nbsp;:<br />
Quel est le style de musique joué par Reclusa&nbsp;? Quel type de Metal, pour être exact&nbsp;?</p></blockquote>
<p>Ce n’est pas du Metal, du moins pas seulement. C’est un mélange de Doom Metal, tendant vers le Drone, et de musique électronique et industrielle.</p>
<blockquote cite="comment-766"><p>
<strong><a href="#comment-766" rel="nofollow">Amalrik</a></strong>&nbsp;:<br />
Et Alex Kurtagić est-il un bon écrivain&nbsp;?</p></blockquote>
<p>Aucune idée, nous le découvrirons à la lecture prochaine du livre&nbsp;;)</p>
<p>Vous pouvez d’ores et déjà apprécier sa prose d’essayiste dans ses articles pour, entres autres, <a href="http://www.alternativeright.com/authors/alex-kurtagic/" title="Site externe : http://www.alternativeright.com/authors/alex-kurtagic/" target="_blank" rel="nofollow">Alternative Right</a>, <a href="http://www.vdare.com/users/alex-kurtagic" title="Site externe : http://www.vdare.com/users/alex-kurtagic" target="_blank" rel="nofollow">Virginia Dare</a>, <a href="http://takimag.com/contributor/Alex%20Kurtagic/167" title="Site externe : http://takimag.com/contributor/Alex%20Kurtagic/167" target="_blank" rel="nofollow">Taki’s Magazine</a>, <a href="http://www.theoccidentalobserver.net/author/alexkurtagic/" title="Site externe : http://www.theoccidentalobserver.net/author/alexkurtagic/" target="_blank" rel="nofollow">The Occidental Observer</a> ou <a href="http://www.toqonline.com/author/akurtagic/" title="Site externe : http://www.toqonline.com/author/akurtagic/" target="_blank" rel="nofollow">The Occidental Quarterly</a>.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXI, 43 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2011-43/#comment-767</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 22:04:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=10460#comment-767</guid>
		<description>Je connais une platine légèrement différente : le cylindre s&#039;enfonce lorsqu&#039;un disque à petit trou est posé dessus. Le problème est le suivant : elle se règle automatiquement en 33 tours avec un petit trou et en 45 tours dans le cas contraire. Il faut modifier manuellement le réglage lorsqu&#039;un disque 12″ est en 45 tours.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je connais une platine légèrement différente&nbsp;: le cylindre s&#8217;enfonce lorsqu&#8217;un disque à petit trou est posé dessus. Le problème est le suivant&nbsp;: elle se règle automatiquement en 33 tours avec un petit trou et en 45 tours dans le cas contraire. Il faut modifier manuellement le réglage lorsqu&#8217;un disque 12″ est en 45 tours.</p>
]]></content:encoded>
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