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	<title>Commentaires pour Leaule</title>
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	<description>Ode au temps jadis.</description>
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		<title>Commentaires sur The Fountain par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/culture/fountain-aronofsky/#comment-796</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 May 2012 20:49:06 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;blockquote&gt;Toutefois, il existe des exceptions rares et précieuses, de films qui sont pareils à de petites gemmes qui révèlent une intense profondeur ainsi qu’un miroitement de multiples facettes. The Fountain en fait irrémédiablement partie.&lt;/blockquote&gt;

Je confesse n&#039;avoir entendu parler du film qu&#039;il y a peu de temps, me déplaçant peu vers les grands écrans, mais j&#039;ai été particulièrement ravi de cette trouvaille.

&lt;blockquote&gt;de nombreux réalisateurs se sont crus des velléités plus élevées, plus dignes, et n’ont en fin de compte accompli que de misérables défroques déshonorantes putrides de suffisance.&lt;/blockquote&gt;

Les pires ne sont d&#039;ailleurs pas les films d&#039;action (dont les réalisateurs n&#039;ont pas la prétention d&#039;être exquis et supérieurs) mais les films dits documentaires, &quot;engagés&quot;, enchaînant les contre-vérités pour tromper les spectateurs.

&lt;blockquote&gt;The Fountain, est une œuvre prodigieusement protéiforme qui semble déployer au-delà de quelques journées d’hiver rude de notre sombre siècle, un millénaire exalté de mythologie, d’histoire, un entrelacement d’allégories innombrables, et par-dessus tout, une vastitude d’Amour impérissable et intemporel. Trois récits s’entremêlent autour d’un arbre ; l’Arbre de Vie, aux ramifications noueuses, est pareil au film qui enchevêtre adroitement les tableaux du triptyque originel.&lt;/blockquote&gt;

Mêler si intimement trois univers et époques apparemment sans rapport entre elles est un trait incontestable de génie ; qui plus est, c&#039;était la plus belle manière d&#039;évoquer le sujet éternel et universel de la vie et de la mort.

&lt;blockquote&gt;À travers cette opiniâtreté remarquable se dessine le thème de la vanité humaine ; Tom, considérant la mort comme une simple maladie, désavoue non seulement l’issue inéluctable de toute existence, mais mêmement la volition de son épouse perspicace qui veut jouir de ses derniers jours auprès de lui et n’espère aucunement être sauvée.
(...)
Indulgente, elle pardonne même à Tom son irascibilité et son délaissement lors des derniers jours de sa vie, tandis que celui-ci, consumé par le remords et la honte, ne pouvant ouïr les consolations de sa femme, se supplicie chaque instant, brûlant férocement de haine et d’amertume, comprenant qu’il a sciemment perdu ses ultimes instants de délices.
(...)
Tom finit par ne plus rechercher un traitement par amour pour Izzy, mais pour lui-même&lt;/blockquote&gt;

En regardant l&#039;acharnement dont Tom faisait preuve, j&#039;en suis venu à me demander s&#039;il s&#039;agissait vraiment d&#039;amour ou de désir de possession, qui est le contraire de l&#039;amour. Je ne le juge pas sévèrement car il est vrai que la mort de sa moitié, surtout en pleine jeunesse, est très difficile à accepter et je ne sais pas ce que je ferais à sa place ; il devient dès lors tentant de tout faire pour reculer l&#039;inévitable, le plus important étant de ne pas le faire au détriment de ces joies qui font que la vie mérite d&#039;être vécue et de se souvenir que l&#039;amour consiste d&#039;abord à offrir et à renoncer et non à prendre.

&lt;blockquote&gt;Quel est donc ce singulier voyageur ? Il s’agit, je présume, de Tom qui a usé pour lui-même du remède qu’il a élaboré trop tardivement pour sauver celle qu’il aime afin de devenir immortel : la mort est une maladie dont il a fini, à force de sacrifices et de démence, par trouver le vaccin.&lt;/blockquote&gt;

Je pense souvent à la mort. Bien qu&#039;elle m&#039;effraie beaucoup, je refuserais le moyen de la vaincre s&#039;il m&#039;était offert, parce que la vie n&#039;a plus de sens si elle ne se termine pas.

De plus, même si nous sommes tous sans défense face à la mort, celui qui reconnaît sa fin l&#039;est moins que les autres parce qu&#039;il vit pleinement et, parce qu&#039;il mène une existence complète, en accepte le terme et s&#039;éteint en paix avec lui-même. S&#039;y préparer (ne serait-ce qu&#039;en l&#039;acceptant) aide également à se sentir moins démuni face à elle. Je n&#039;aimerais pas être à la place d&#039;un être voué la vie éternelle donc non préparé même inconsciemment à mourir mais qui, victime d&#039;un accident, mourra dans quelques minutes ; ce doit d&#039;un dénuement terrible, incommensurablement plus douloureux que la mort d&#039;un être éphémère, pourtant le plus grand tourment par lequel nous devons passer.

Pour éviter l&#039;accident qui le conduirait à mourir contre toute attente et toute préparation, l&#039;être éternel n&#039;a d&#039;autre choix que de s&#039;enfermer dans une pièce vide de tout objet dangereux, sans jamais en sortir, et cette chambre minuscule (le laboratoire de Tom y fait penser) devient sa prison, et il s&#039;offrirait volontiers à celui qui la lui garantirait. Nombre de nos contemporains vendent leur âme pour quelques années de vie en plus et s&#039;enferment dans une prison mentale, tremblant de peur devant les dangers du quotidien (OGM, micro-ondes émises par les portables, armure médiévale lourde pour une balade à vélo, cuisine gastronomique &quot;trop grasse, trop sucrée, trop salée&quot;...) pour ne pas risquer de tomber malade ou de se blesser et se soumettent au contrôle en échange de certitudes pour l&#039;obtention une vie plus longue. J&#039;en ai conclu que se préparer à la mort, parce que cela implique du courage, est nécessaire à qui veut être libre.

J&#039;ajoute qu&#039;être mortel nous interdit de tout faire et de tout voir et nous impose à ce titre de faire des &lt;em&gt;choix&lt;/em&gt;, de nous concentrer sur ce qui nous semble le plus important et d&#039;éviter de mener une existence superficielle (vous comprenez à présent pourquoi je refuse de sacrifier ma vie à mon travail). Un homme éternel n&#039;a plus de choix, et un homme dépourvu de la faculté de choisir est un esclave, non seulement des autres mais aussi de lui-même.

L&#039;existence éternelle, c&#039;est avant tout n&#039;avoir plus de courage, de désir d&#039;explorer, de choix et finalement de liberté, de vie et d&#039;amour.

En plus de tout cela, lorsque je vois le traitement réservé aux malades et aux mourants, privés de toute compassion et éloignés de la vue de tous afin de ne pas rappeler à chacun sa condition de mortel, plus proche qu&#039;il ne le pense de la vieillesse, de la maladie et du trépas, je suis convaincu que c&#039;est la vie éternelle qui est une maladie, dont la mort est le vaccin. En refusant la mort, notre société est devenue invivable.

&lt;blockquote&gt;Pour quiconque, atteindre l’immortalité paraîtrait un rêve prodigieux mais pour Tom, dénué d’Izzy, du sens véritable de sa vie, on soupçonne l’intensité de son calvaire ; persuadé qu’il a perdu sa femme à jamais, il s’inflige le tourment de l’immortalité afin de se punir de l’avoir négligée et s’assujettit à une pérennité de frustrations, privé de sa femme, se nourrissant d’écorces de l’arbre, chauve et vêtu de hardes. Que vaut l’éternité sans amour ? &lt;em&gt;Rien.&lt;/em&gt;
(...)
Si l’amour confère d’une certaine façon l’immortalité et si Tom est l’unique survivant, c’est que Tom est Amour ; cet amour qu’il éprouve pour Izzy fait de lui un dieu créateur ou tout du moins lui en donne les caractéristiques.
(...)
La mort est ainsi perçue comme un acte créateur et positif ; Tom, après un millénaire de vie, dans le deuil, l’erreur et la haine de lui-même, en acceptant sa mort, retrouvera à jamais Izzy, matérialisée par l’alliance qui viendra à nouveau se glisser à son doigt, atteindra la sommité de l’espoir et de la félicité et transcendera leur amour en réparant ses fautes passées&lt;/blockquote&gt;

Cette errance fait inévitablement penser à quelque châtiment divin infligé à celui qui a oublié la part de renoncement, même à ce qu&#039;il y a de plus cher, que comprend l&#039;amour, et n&#039;est délivré de son supplice qu&#039;après avoir accepté ce renoncement et ainsi embrassé pleinement l&#039;amour.

&lt;blockquote&gt;En lui faisant cette demande chargée de sens, elle indique que même morte, elle continuera de vivre dans le cœur de Tom, et que la mort ne représente pas en soi la fin de toute chose ; si le livre continue à être écrit après la mort d’Izzy, leur amour continuera lui aussi à perdurer. Izzy veut avant tout rasséréner son époux désespéré en lui insufflant une tâche qui lui permettra d’accepter sa mort en attendant la sienne propre, et d’être moins endeuillé par cette occupation qui lui aurait transmis un espoir fou : celui de décider de la fin.&lt;/blockquote&gt;

Cette manière de faire triompher l&#039;amour par-delà la mort est un moment très émouvant du film, que j&#039;ai beaucoup aimé.

&lt;blockquote&gt;Ce film n’a d’autre prétention que d’être une merveilleuse allégorie de l’Amour, et une vision incroyablement sublime de ce qu’Il devrait être, en posant de sages conseils à celui qui voudra bien les entendre ; profiter du temps présent auprès de l’être aimé, autant que possible sans intentionnellement se priver de sa présence, toujours traiter l’être aimé avec douceur et compréhension (Tom ayant failli sur ces points vivra des siècles de regrets) et ne pas se disperser en sottes vanités et convoitises matérielles, car seul l’amour compte, il peut transcender les siècles et consacrer le véritable bonheur qui perdurera même à travers le trépas.&lt;/blockquote&gt;

La meilleure chose qui arrive à Gilgamesh est l&#039;acceptation de son prochain décès. En effet, reconnaître sa propre fin est finalement la meilleure manière de reconnaître celle des êtres aimés et de passer des instants agréables en leur compagnie, car la vie est courte, même lorsqu&#039;il n&#039;y a pas maladie. C&#039;est un fait : ceux qui ont peu profité de ces moments nourrissent toujours de gros regrets toute leur vie, que la mort de l&#039;être cher survienne brutalement à vingt ans ou après une longue vieillesse à cent ans. Je le vois autour de moi.

&lt;blockquote&gt;Le syncrétisme exquis de l’œuvre&lt;/blockquote&gt;

Ce mélange est d&#039;autant plus remarquable que les mythologies sources de l&#039;inspiration du réalisateur sont difficiles à fondre ensemble, malgré l&#039;universalité de la mort.

&lt;blockquote&gt;Méritant l’épithète de génie, le réalisateur Darren Aronofsky nous livre un chef-d’œuvre miraculeux ; amputé d’une grande partie de son budget, délaissé par ses principaux acteurs, le film n’aurait pas dû voir le jour. Aronofsky, résolument attaché à son histoire, la confia à un dessinateur talentueux, Kent Williams afin de matérialiser sa merveille en un comics (que j’espère pouvoir un jour commenter ici).&lt;/blockquote&gt;

Hollywood ne voulait pas de ce film, parce que nul n&#039;y croyait. Les plans sont certes victimes de cette réduction budgétaire, mais je n&#039;ai pas le sentiment que le film y perd. À aucun moment, on ne ressent cette absence de grands moyens comme un manque et les décors et effets spéciaux sont sobres mais sublimes.

&lt;blockquote&gt;La musique de Clint Mansell est tout simplement merveilleuse, douce et évocatrice elle n’est dénuée de puissance et de poésie ; elle parvient à extirper des larmes au cœur le plus cuirassé. Accompagnant magistralement le film, elle respire l’amour et insuffle une aura mystique et méditative à ce film qui méritait amplement d’être embelli de telle façon. Tout y est subtilité, délicatesse et envoûtement.&lt;/blockquote&gt;

Je n&#039;ai rien à ajouter, vous avez tout dit. ;) La musique est enchanteresse et me laissera un souvenir impérissable.

&lt;blockquote&gt;Pour ce qui est des quelques fâcheux hautains qui disent que ce film est un navet imbu de prétention crasse et un immonde assemblage mystico-moralisateur sur fond de références bouddhiques outrancières, je dis tout simplement qu’ils ne sont aptes à comprendre les principaux thèmes du film, à commencer par l’amour (sans doute faute d’en avoir véritablement éprouvé).
(...)
Il n’est pas étonnant que la thaumaturgique merveille qu’est le film d’Aronofsky n’ait pas attiré les foules abêties ; cela leur aurait été pourtant tellement utile de recevoir une ou deux leçons de vie et d’amour…&lt;/blockquote&gt;

Ce film est au contraire très humble. Il faut singulièrement manquer de goût et de sensibilité pour ne pas être touché dans son être par cette œuvre.

&lt;blockquote&gt;Ce film est une œuvre flamboyante, un bréviaire du cœur&lt;/blockquote&gt;

Je ne saurais le dire avec tant de justesse. :)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Toutefois, il existe des exceptions rares et précieuses, de films qui sont pareils à de petites gemmes qui révèlent une intense profondeur ainsi qu’un miroitement de multiples facettes. The Fountain en fait irrémédiablement partie.</p></blockquote>
<p>Je confesse n&#8217;avoir entendu parler du film qu&#8217;il y a peu de temps, me déplaçant peu vers les grands écrans, mais j&#8217;ai été particulièrement ravi de cette trouvaille.</p>
<blockquote><p>de nombreux réalisateurs se sont crus des velléités plus élevées, plus dignes, et n’ont en fin de compte accompli que de misérables défroques déshonorantes putrides de suffisance.</p></blockquote>
<p>Les pires ne sont d&#8217;ailleurs pas les films d&#8217;action (dont les réalisateurs n&#8217;ont pas la prétention d&#8217;être exquis et supérieurs) mais les films dits documentaires, &laquo;&nbsp;engagés&nbsp;&raquo;, enchaînant les contre-vérités pour tromper les spectateurs.</p>
<blockquote><p>The Fountain, est une œuvre prodigieusement protéiforme qui semble déployer au-delà de quelques journées d’hiver rude de notre sombre siècle, un millénaire exalté de mythologie, d’histoire, un entrelacement d’allégories innombrables, et par-dessus tout, une vastitude d’Amour impérissable et intemporel. Trois récits s’entremêlent autour d’un arbre&nbsp;; l’Arbre de Vie, aux ramifications noueuses, est pareil au film qui enchevêtre adroitement les tableaux du triptyque originel.</p></blockquote>
<p>Mêler si intimement trois univers et époques apparemment sans rapport entre elles est un trait incontestable de génie&nbsp;; qui plus est, c&#8217;était la plus belle manière d&#8217;évoquer le sujet éternel et universel de la vie et de la mort.</p>
<blockquote><p>À travers cette opiniâtreté remarquable se dessine le thème de la vanité humaine&nbsp;; Tom, considérant la mort comme une simple maladie, désavoue non seulement l’issue inéluctable de toute existence, mais mêmement la volition de son épouse perspicace qui veut jouir de ses derniers jours auprès de lui et n’espère aucunement être sauvée.<br />
(&#8230;)<br />
Indulgente, elle pardonne même à Tom son irascibilité et son délaissement lors des derniers jours de sa vie, tandis que celui-ci, consumé par le remords et la honte, ne pouvant ouïr les consolations de sa femme, se supplicie chaque instant, brûlant férocement de haine et d’amertume, comprenant qu’il a sciemment perdu ses ultimes instants de délices.<br />
(&#8230;)<br />
Tom finit par ne plus rechercher un traitement par amour pour Izzy, mais pour lui-même</p></blockquote>
<p>En regardant l&#8217;acharnement dont Tom faisait preuve, j&#8217;en suis venu à me demander s&#8217;il s&#8217;agissait vraiment d&#8217;amour ou de désir de possession, qui est le contraire de l&#8217;amour. Je ne le juge pas sévèrement car il est vrai que la mort de sa moitié, surtout en pleine jeunesse, est très difficile à accepter et je ne sais pas ce que je ferais à sa place&nbsp;; il devient dès lors tentant de tout faire pour reculer l&#8217;inévitable, le plus important étant de ne pas le faire au détriment de ces joies qui font que la vie mérite d&#8217;être vécue et de se souvenir que l&#8217;amour consiste d&#8217;abord à offrir et à renoncer et non à prendre.</p>
<blockquote><p>Quel est donc ce singulier voyageur&nbsp;? Il s’agit, je présume, de Tom qui a usé pour lui-même du remède qu’il a élaboré trop tardivement pour sauver celle qu’il aime afin de devenir immortel&nbsp;: la mort est une maladie dont il a fini, à force de sacrifices et de démence, par trouver le vaccin.</p></blockquote>
<p>Je pense souvent à la mort. Bien qu&#8217;elle m&#8217;effraie beaucoup, je refuserais le moyen de la vaincre s&#8217;il m&#8217;était offert, parce que la vie n&#8217;a plus de sens si elle ne se termine pas.</p>
<p>De plus, même si nous sommes tous sans défense face à la mort, celui qui reconnaît sa fin l&#8217;est moins que les autres parce qu&#8217;il vit pleinement et, parce qu&#8217;il mène une existence complète, en accepte le terme et s&#8217;éteint en paix avec lui-même. S&#8217;y préparer (ne serait-ce qu&#8217;en l&#8217;acceptant) aide également à se sentir moins démuni face à elle. Je n&#8217;aimerais pas être à la place d&#8217;un être voué la vie éternelle donc non préparé même inconsciemment à mourir mais qui, victime d&#8217;un accident, mourra dans quelques minutes&nbsp;; ce doit d&#8217;un dénuement terrible, incommensurablement plus douloureux que la mort d&#8217;un être éphémère, pourtant le plus grand tourment par lequel nous devons passer.</p>
<p>Pour éviter l&#8217;accident qui le conduirait à mourir contre toute attente et toute préparation, l&#8217;être éternel n&#8217;a d&#8217;autre choix que de s&#8217;enfermer dans une pièce vide de tout objet dangereux, sans jamais en sortir, et cette chambre minuscule (le laboratoire de Tom y fait penser) devient sa prison, et il s&#8217;offrirait volontiers à celui qui la lui garantirait. Nombre de nos contemporains vendent leur âme pour quelques années de vie en plus et s&#8217;enferment dans une prison mentale, tremblant de peur devant les dangers du quotidien (OGM, micro-ondes émises par les portables, armure médiévale lourde pour une balade à vélo, cuisine gastronomique &laquo;&nbsp;trop grasse, trop sucrée, trop salée&nbsp;&raquo;&#8230;) pour ne pas risquer de tomber malade ou de se blesser et se soumettent au contrôle en échange de certitudes pour l&#8217;obtention une vie plus longue. J&#8217;en ai conclu que se préparer à la mort, parce que cela implique du courage, est nécessaire à qui veut être libre.</p>
<p>J&#8217;ajoute qu&#8217;être mortel nous interdit de tout faire et de tout voir et nous impose à ce titre de faire des <em>choix</em>, de nous concentrer sur ce qui nous semble le plus important et d&#8217;éviter de mener une existence superficielle (vous comprenez à présent pourquoi je refuse de sacrifier ma vie à mon travail). Un homme éternel n&#8217;a plus de choix, et un homme dépourvu de la faculté de choisir est un esclave, non seulement des autres mais aussi de lui-même.</p>
<p>L&#8217;existence éternelle, c&#8217;est avant tout n&#8217;avoir plus de courage, de désir d&#8217;explorer, de choix et finalement de liberté, de vie et d&#8217;amour.</p>
<p>En plus de tout cela, lorsque je vois le traitement réservé aux malades et aux mourants, privés de toute compassion et éloignés de la vue de tous afin de ne pas rappeler à chacun sa condition de mortel, plus proche qu&#8217;il ne le pense de la vieillesse, de la maladie et du trépas, je suis convaincu que c&#8217;est la vie éternelle qui est une maladie, dont la mort est le vaccin. En refusant la mort, notre société est devenue invivable.</p>
<blockquote><p>Pour quiconque, atteindre l’immortalité paraîtrait un rêve prodigieux mais pour Tom, dénué d’Izzy, du sens véritable de sa vie, on soupçonne l’intensité de son calvaire&nbsp;; persuadé qu’il a perdu sa femme à jamais, il s’inflige le tourment de l’immortalité afin de se punir de l’avoir négligée et s’assujettit à une pérennité de frustrations, privé de sa femme, se nourrissant d’écorces de l’arbre, chauve et vêtu de hardes. Que vaut l’éternité sans amour&nbsp;? <em>Rien.</em><br />
(&#8230;)<br />
Si l’amour confère d’une certaine façon l’immortalité et si Tom est l’unique survivant, c’est que Tom est Amour&nbsp;; cet amour qu’il éprouve pour Izzy fait de lui un dieu créateur ou tout du moins lui en donne les caractéristiques.<br />
(&#8230;)<br />
La mort est ainsi perçue comme un acte créateur et positif&nbsp;; Tom, après un millénaire de vie, dans le deuil, l’erreur et la haine de lui-même, en acceptant sa mort, retrouvera à jamais Izzy, matérialisée par l’alliance qui viendra à nouveau se glisser à son doigt, atteindra la sommité de l’espoir et de la félicité et transcendera leur amour en réparant ses fautes passées</p></blockquote>
<p>Cette errance fait inévitablement penser à quelque châtiment divin infligé à celui qui a oublié la part de renoncement, même à ce qu&#8217;il y a de plus cher, que comprend l&#8217;amour, et n&#8217;est délivré de son supplice qu&#8217;après avoir accepté ce renoncement et ainsi embrassé pleinement l&#8217;amour.</p>
<blockquote><p>En lui faisant cette demande chargée de sens, elle indique que même morte, elle continuera de vivre dans le cœur de Tom, et que la mort ne représente pas en soi la fin de toute chose&nbsp;; si le livre continue à être écrit après la mort d’Izzy, leur amour continuera lui aussi à perdurer. Izzy veut avant tout rasséréner son époux désespéré en lui insufflant une tâche qui lui permettra d’accepter sa mort en attendant la sienne propre, et d’être moins endeuillé par cette occupation qui lui aurait transmis un espoir fou&nbsp;: celui de décider de la fin.</p></blockquote>
<p>Cette manière de faire triompher l&#8217;amour par-delà la mort est un moment très émouvant du film, que j&#8217;ai beaucoup aimé.</p>
<blockquote><p>Ce film n’a d’autre prétention que d’être une merveilleuse allégorie de l’Amour, et une vision incroyablement sublime de ce qu’Il devrait être, en posant de sages conseils à celui qui voudra bien les entendre&nbsp;; profiter du temps présent auprès de l’être aimé, autant que possible sans intentionnellement se priver de sa présence, toujours traiter l’être aimé avec douceur et compréhension (Tom ayant failli sur ces points vivra des siècles de regrets) et ne pas se disperser en sottes vanités et convoitises matérielles, car seul l’amour compte, il peut transcender les siècles et consacrer le véritable bonheur qui perdurera même à travers le trépas.</p></blockquote>
<p>La meilleure chose qui arrive à Gilgamesh est l&#8217;acceptation de son prochain décès. En effet, reconnaître sa propre fin est finalement la meilleure manière de reconnaître celle des êtres aimés et de passer des instants agréables en leur compagnie, car la vie est courte, même lorsqu&#8217;il n&#8217;y a pas maladie. C&#8217;est un fait&nbsp;: ceux qui ont peu profité de ces moments nourrissent toujours de gros regrets toute leur vie, que la mort de l&#8217;être cher survienne brutalement à vingt ans ou après une longue vieillesse à cent ans. Je le vois autour de moi.</p>
<blockquote><p>Le syncrétisme exquis de l’œuvre</p></blockquote>
<p>Ce mélange est d&#8217;autant plus remarquable que les mythologies sources de l&#8217;inspiration du réalisateur sont difficiles à fondre ensemble, malgré l&#8217;universalité de la mort.</p>
<blockquote><p>Méritant l’épithète de génie, le réalisateur Darren Aronofsky nous livre un chef-d’œuvre miraculeux&nbsp;; amputé d’une grande partie de son budget, délaissé par ses principaux acteurs, le film n’aurait pas dû voir le jour. Aronofsky, résolument attaché à son histoire, la confia à un dessinateur talentueux, Kent Williams afin de matérialiser sa merveille en un comics (que j’espère pouvoir un jour commenter ici).</p></blockquote>
<p>Hollywood ne voulait pas de ce film, parce que nul n&#8217;y croyait. Les plans sont certes victimes de cette réduction budgétaire, mais je n&#8217;ai pas le sentiment que le film y perd. À aucun moment, on ne ressent cette absence de grands moyens comme un manque et les décors et effets spéciaux sont sobres mais sublimes.</p>
<blockquote><p>La musique de Clint Mansell est tout simplement merveilleuse, douce et évocatrice elle n’est dénuée de puissance et de poésie&nbsp;; elle parvient à extirper des larmes au cœur le plus cuirassé. Accompagnant magistralement le film, elle respire l’amour et insuffle une aura mystique et méditative à ce film qui méritait amplement d’être embelli de telle façon. Tout y est subtilité, délicatesse et envoûtement.</p></blockquote>
<p>Je n&#8217;ai rien à ajouter, vous avez tout dit.&nbsp;;) La musique est enchanteresse et me laissera un souvenir impérissable.</p>
<blockquote><p>Pour ce qui est des quelques fâcheux hautains qui disent que ce film est un navet imbu de prétention crasse et un immonde assemblage mystico-moralisateur sur fond de références bouddhiques outrancières, je dis tout simplement qu’ils ne sont aptes à comprendre les principaux thèmes du film, à commencer par l’amour (sans doute faute d’en avoir véritablement éprouvé).<br />
(&#8230;)<br />
Il n’est pas étonnant que la thaumaturgique merveille qu’est le film d’Aronofsky n’ait pas attiré les foules abêties&nbsp;; cela leur aurait été pourtant tellement utile de recevoir une ou deux leçons de vie et d’amour…</p></blockquote>
<p>Ce film est au contraire très humble. Il faut singulièrement manquer de goût et de sensibilité pour ne pas être touché dans son être par cette œuvre.</p>
<blockquote><p>Ce film est une œuvre flamboyante, un bréviaire du cœur</p></blockquote>
<p>Je ne saurais le dire avec tant de justesse.&nbsp;:)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXII, 13 par Thorkaël</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2012-13/#comment-795</link>
		<dc:creator>Thorkaël</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 05:55:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=12134#comment-795</guid>
		<description>Oui, cliquez sur le titre de la cassette ;)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, cliquez sur le titre de la cassette&nbsp;;)</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXII, 13 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2012-13/#comment-794</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 21:45:38 +0000</pubDate>
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		<description>Avez-vous déjà publié &lt;em&gt;I&lt;/em&gt; d&#039;Oath of Woe ? Je suis certain de l&#039;avoir entendu il n&#039;y a pas si longtemps, peut-être sur Youtube s&#039;il n&#039;était pas sur Leaule. Quoi qu&#039;il en soit, il est excellent. ;)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Avez-vous déjà publié <em>I</em> d&#8217;Oath of Woe&nbsp;? Je suis certain de l&#8217;avoir entendu il n&#8217;y a pas si longtemps, peut-être sur Youtube s&#8217;il n&#8217;était pas sur Leaule. Quoi qu&#8217;il en soit, il est excellent.&nbsp;;)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXII, 12 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2012-12/#comment-793</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 21:27:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=12083#comment-793</guid>
		<description>&lt;em&gt;Knights of the Black Sun&lt;/em&gt;, musique, comme clip, est exceptionnel. :)

Les extraits de l&#039;œuvre de Necromantia exposés ici sont également fort agréables, avec un graphisme bien réalisé.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><em>Knights of the Black Sun</em>, musique, comme clip, est exceptionnel.&nbsp;:)</p>
<p>Les extraits de l&#8217;œuvre de Necromantia exposés ici sont également fort agréables, avec un graphisme bien réalisé.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXII, 7 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2012-07/#comment-792</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 23:13:53 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=11660#comment-792</guid>
		<description>Il est tout à fait possible qu&#039;Alan Lee et John Howe soient les deux illustrateurs. Je partage votre avis sur ces deux dessinateurs, dont je connais l&#039;œuvre, qui renforce notre désir de ne pas laisser notre monde sombrer totalement dans le vulgaire, où de tels artistes n&#039;existeraient plus.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il est tout à fait possible qu&#8217;Alan Lee et John Howe soient les deux illustrateurs. Je partage votre avis sur ces deux dessinateurs, dont je connais l&#8217;œuvre, qui renforce notre désir de ne pas laisser notre monde sombrer totalement dans le vulgaire, où de tels artistes n&#8217;existeraient plus.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXII, 11 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2012-11/#comment-791</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 23:13:16 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=11983#comment-791</guid>
		<description>&lt;blockquote&gt;Connaissiez-vous Dead Can Dance ? :)&lt;/blockquote&gt;

Non, mais je connaissais Lisa Gerrard. ;) Me conseilleriez-vous un album en particulier ?

En ce qui concerne nos échanges, surtout, prenez tout le temps qu&#039;il vous faudra. :)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Connaissiez-vous Dead Can Dance&nbsp;?&nbsp;:)</p></blockquote>
<p>Non, mais je connaissais Lisa Gerrard.&nbsp;;) Me conseilleriez-vous un album en particulier&nbsp;?</p>
<p>En ce qui concerne nos échanges, surtout, prenez tout le temps qu&#8217;il vous faudra.&nbsp;:)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXII, 7 par Maetel</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2012-07/#comment-790</link>
		<dc:creator>Maetel</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 20:00:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=11660#comment-790</guid>
		<description>J&#039;ignore qui sont les dessinateurs mais ils sont fortement inspirés par l&#039;art de John Howe et Alan Lee, les principaux artistes ayant illustré l’œuvre de Tolkien. Les dessins architecturaux ont l&#039;irréelle précision des créations de John Howe. Quant à la femme de profil, elle est semblable aux figures éthérées et délicates d&#039;Alan Lee. Summoning est musicalement sublime et offre un Black Metal élaboré et flamboyant, digne de l’œuvre de Tolkien.

Les nouveaux patchs de Nuclear War Now! sont en imitation cuir et magnifiquement brodés. Leur taille est également impressionnante puisque ce sont des patchs dorsaux.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ignore qui sont les dessinateurs mais ils sont fortement inspirés par l&#8217;art de John Howe et Alan Lee, les principaux artistes ayant illustré l’œuvre de Tolkien. Les dessins architecturaux ont l&#8217;irréelle précision des créations de John Howe. Quant à la femme de profil, elle est semblable aux figures éthérées et délicates d&#8217;Alan Lee. Summoning est musicalement sublime et offre un Black Metal élaboré et flamboyant, digne de l’œuvre de Tolkien.</p>
<p>Les nouveaux patchs de Nuclear War Now! sont en imitation cuir et magnifiquement brodés. Leur taille est également impressionnante puisque ce sont des patchs dorsaux.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXII, 10 par Maetel</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2012-10/#comment-789</link>
		<dc:creator>Maetel</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 18:50:51 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=11960#comment-789</guid>
		<description>Vous avez probablement déjà entendu, lors d&#039;un précédent consumérisme, le titre &lt;em&gt;Call From the Grave&lt;/em&gt;, qui est un classique du Black Metal, allégrement repris mais jamais égalé. Ce titre - et l’œuvre de Bathory en général - a inspiré des dizaines de musiciens. Votre &quot;air de déjà vu&quot; me semble donc parfaitement justifié ;)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez probablement déjà entendu, lors d&#8217;un précédent consumérisme, le titre <em>Call From the Grave</em>, qui est un classique du Black Metal, allégrement repris mais jamais égalé. Ce titre &#8211; et l’œuvre de Bathory en général &#8211; a inspiré des dizaines de musiciens. Votre &laquo;&nbsp;air de déjà vu&nbsp;&raquo; me semble donc parfaitement justifié&nbsp;;)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXII, 11 par Maetel</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2012-11/#comment-788</link>
		<dc:creator>Maetel</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 18:46:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=11983#comment-788</guid>
		<description>Connaissiez-vous Dead Can Dance ? :) J&#039;avoue que l’œuvre de Lisa Gerrard et de Brendan Perry est magnifique et je ne me lasse guère de l&#039;écouter. Cela fait des lustres que Dead Can Dance fait partie des œuvres que j&#039;écoute parfois en boucle parce qu&#039;elles présentent une sublime échappatoire à la médiocrité quotidienne.

J&#039;ajoute que je n&#039;oublie pas notre correspondance qui, je m&#039;en excuse, à souffert de diverses péripéties que je m&#039;efforcerai de bientôt vous narrer.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Connaissiez-vous Dead Can Dance&nbsp;?&nbsp;:) J&#8217;avoue que l’œuvre de Lisa Gerrard et de Brendan Perry est magnifique et je ne me lasse guère de l&#8217;écouter. Cela fait des lustres que Dead Can Dance fait partie des œuvres que j&#8217;écoute parfois en boucle parce qu&#8217;elles présentent une sublime échappatoire à la médiocrité quotidienne.</p>
<p>J&#8217;ajoute que je n&#8217;oublie pas notre correspondance qui, je m&#8217;en excuse, à souffert de diverses péripéties que je m&#8217;efforcerai de bientôt vous narrer.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Consumérisme MMXII, 11 par Amalrik</title>
		<link>http://leaule.com/humeurs/consumerisme-2012-11/#comment-787</link>
		<dc:creator>Amalrik</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Mar 2012 22:27:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://leaule.com/?p=11983#comment-787</guid>
		<description>&lt;em&gt;Blessed Be Cush, Phut and Mizraim&lt;/em&gt; est sympathique. Mais les meilleurs restent les extraits de &lt;em&gt;Dead Can Dance&lt;/em&gt;, que vous avez fort bien fait de publier en quantité. ;) Cette musique est un chef-d&#039;œuvre !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><em>Blessed Be Cush, Phut and Mizraim</em> est sympathique. Mais les meilleurs restent les extraits de <em>Dead Can Dance</em>, que vous avez fort bien fait de publier en quantité.&nbsp;;) Cette musique est un chef-d&#8217;œuvre&nbsp;!</p>
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